Le concept contemporain du djihad à l’épreuve des pratiques discursives des acteurs radicaux sur l’Internet

par Florin Udrescu

Thèse de doctorat en Sciences politiques

Sous la direction de Jean-Paul Joubert.

Soutenue le 12-04-2013

à Lyon 3 , dans le cadre de École doctorale de droit (Lyon) .

Le président du jury était Henri-Hassan Sahloul.

Le jury était composé de Olivier Christen, Frédéric Ramel.

Les rapporteurs étaient Jean Leca, Mohamed Tozy.


  • Résumé

    Sur le thème du djihad, le discours islamiste radical qui se propage dans le cyberespace, suite aux attentats du 11 septembre, se nourrit d’une interaction entre la reconfiguration d’un héritage religieux et la technique numérique. En cela, la rhétorique déployée par les acteurs centraux d’Al Qaida fait émerger un espace de représentation et d’action inédit d’une violence prônée au nom du djihad. Ce concept, initialement fruit d’une construction juridique qui en fait une « doctrine déontologique », se retrouve vidé de sa substance normative et symbolique pour se rigidifier dans une clôture réflexive et n’être plus qu’un faire-valoir à des théories et des pratiques terroristes. Il s’agit, dés lors, de saisir les dynamiques qui sont à l’œuvre autour des captures de sens opérées par les acteurs du discours radical contemporain. Fondamental est l’enjeu de la mémoire collective et la manière dont le discours radical la capte de manière sélective pour la détourner au profit d’un bricolage conceptuel. Associée aux modalités techniques du medium Internet, la virtualisation constitue un puissant vecteur d’action performative. À cet égard, une analyse des interactions liant de manière consubstantielle action physique et action discursive, activisme et discours, contribuera à prendre la mesure d’une pragmatique discursive dans ses épaisseurs à la fois sémantiques et contextuelles.

  • Titre traduit

    The contemporary concept of jihad through the radical actors discursive practices on the Internet


  • Résumé

    Concerning the topic of djihad, radical Islamist discourse that spreads in the cyberspace following the attacks of September 11, feeds on an interaction between the reconfiguration of a religious heritage and the digital technology. Thus, the rhetoric deployed by the central actors of Al Qaeda generates a new space of performance and action of a violence advocated in the name of djihad. This concept, which initially is the result of a legal construction which makes it an “ethical doctrine”, becomes emptied of its normative and symbolic substance to stiffen in a reflexive closure used to assert the theories and the terrorist practices. Henceforth, it is necessary to grasp the dynamics at work in the seizures of the significations operated by the actors of contemporary radical discourse. Fundamental is the issue of the collective memory and the way that the radical discourse captures it, selectively, to divert it for the benefit of a conceptual bricolage. Associated with the technical modalities of the Internet medium, the virtualization is a powerful vector of performative action. In this regard, an analysis of the interactions linking in a consubstantial way the physical and discursive action, activism and discourse, will take the measure of the discursive pragmatics in its both semantic and contextual thickness.

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