La Cour Constitutionnelle de la 5ème République du Niger : 2000 - 2009 : Une expérience de la démocratie constitutionnelle
| Auteur / Autrice : | Amadou Imerane Maiga |
| Direction : | Philippe Blacher |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Droit Public |
| Date : | Soutenance le 24/01/2013 |
| Etablissement(s) : | Lyon 2 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale de droit (Lyon) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Droit comparé et international des affaires (Lyon ; ....-2010) |
| Jury : | Président / Présidente : Pascal Jan |
| Examinateurs / Examinatrices : Laurent Eck | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Pierre Esplugas-Labatut | |
| DOI : | 10.70675/a0bf6a62z8b7bz46b6za3ecza1ad9cf5f9d5 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Cette thèse met en lumière l’apport considérable du juge constitutionnel de la 5ème République nigérienne, dans l’œuvre de la protection audacieuse du principe de la suprématie de la Constitution (du 09 août 1999). L’exposition du schéma organisationnel de la justice constitutionnelle s’opère sans préjudice du nécessaire rappel de l’histoire socio-politique mouvementée du Niger, qui n’est pas étrangère dans l’originalité qui fonde le modèle nigérien. L’évocation de l’activité constitutionnelle va s’atteler à la mise en évidence des grandes décisions de la Cour, aussi bien dans le cadre de la défense des droits fondamentaux garantis, que celui de la régulation constitutionnelle du fonctionnement des institutions de la République. La jurisprudence relative au Président de la République, qui bénéficie d’un chapitre entier est au cœur de la problématique de la consolidation de la démocratisation du Niger post-Conférence nationale de 1991. L’étude fait ressortir une trajectoire d’analyse ambivalente. D’une part, la ré-fondation de la justice constitutionnelle par la consécration d’une juridiction spécialisée et indépendante, a eu pour effet de plonger le Niger dans l’ère de la démocratie constitutionnelle. D’autre part, l’audace du juge constitutionnel s’est avérée insuffisante, face à la dérive autoritaire du Président de la République de l’été 2009 (dissolution de la Cour). Il n’en demeure pas moins que, le constitutionnalisme démocratique ébauché sous la 5ème République semble bien demeurer la révolution appropriée de lutte contre toute résurgence autoritaire.