L’artisanat dans les cités antiques de l’Algérie

par Touatia Amraoui

Thèse de doctorat en Langues, histoire et civilisations des mondes anciens

Sous la direction de Jean-Pierre Brun.

Soutenue le 14-12-2013

à Lyon 2 , dans le cadre de École doctorale Histoire, géographie, aménagement, urbanisme, archéologie, sciences politiques, sociologie, anthropologie (Lyon) , en partenariat avec Archeometrie et Archeologie : origine, datation et technologie des materiaux (laboratoire) .

Le président du jury était Nicolas Tran.

Le jury était composé de David J. Mattingly, Jean-Claude Béal, Michel Bonifay.

Les rapporteurs étaient David J. Mattingly.


  • Résumé

    Cette étude analyse la place de l’artisanat et des artisans dans les villes antiques de l’Algérie en faisant le point sur la documentation disponible – archives, rapports de fouilles, plans, photos et publications. S’appuyant sur un travail de terrain, les données mises à jour ont apporté des précisions ou des éléments nouveaux sur les ateliers urbains découverts entre le XIXe s. et la seconde moitié du XXe s. : les vestiges de chaque installation sont localisés, décrits et documentés ; une datation est proposée quand cela est possible. Ce travail conduit à nuancer ou à réfuter plusieurs interprétations de nos prédécesseurs puisqu’après examen, des vestiges signalés comme des ateliers s’avèrent finalement avoir eu une autre fonction. En revanche, les installations artisanales identifiées avec certitude permettent d’étudier plus en détail les caractéristiques typologiques et techniques propres à chaque spécialité attestée : les artisanats alimentaires, la production et le traitement des textiles, la production de céramique, d’objets en verre et en métal, et les métiers de la construction. La comparaison entre les spécificités techniques des ateliers antiques algériens et celles des ateliers d’époque romaine découverts ailleurs en Méditerranée permettent de reconnaître des similitudes très fortes mais également quelques différences locales, africaines. Dans un second temps, l’étude de la répartition et de la localisation des ateliers dans le tissu urbain conduit à préciser les raisons de l’implantation des lieux de métier dans un lieu donné notamment selon leur spécialité. Il apparaît que les choix de l’implantation étaient davantage guidés par les besoins d’approvisionnement en matières premières que par les nuisances que ces activités pouvaient éventuellement occasionner : les ateliers étaient localisés aussi bien dans les quartiers périphériques que dans les quartiers résidentiels. D’autre part, l’analyse des inscriptions permet de faire le point sur les informations qu’elles transmettent au sujet des artisans et de leur statut social.

  • Titre traduit

    Urban crafts in ancient Algeria


  • Résumé

    This study analyzes the place of crafts and the craftsmen in the antique cities of Algeria by reviewing the available documentation - archival, reports of excavations, plans, photos and publications. Leaning on a field work, the updated data brought precision or new elements on the urban workshops discovered between 19th and second half of 20th centuries: the remains of each installation are located, described and documented; a dating is proposed when it is possible. This work of analysis leads to qualify or to refute several interpretations of our predecessors because after consideration, vestiges indicated as workshops finally appear to have not been correctly identified. On the other hand, the craft installations identified with certainty allow studying more in detail the typological and technical characteristics of every attested speciality: the food crafts, the production and the processing of textile industries, the production of ceramic, glass and metal objects, and the crafts of building. The comparison between the technical specificities of the antique algerian workshops and those roman workshops discovered somewhere else in the Empire bring us to recognize very strong similarities but also some local, african differences. Secondly, the study of the distribution and the location of workshops in the city leads to specify the reasons of the presence of the officinae in a specific place according to their speciality. It seems that the choices of establishment were more guided by the needs for supply of raw materials and not by the nuisances which these activities could possibly cause: workshops were located as well in the suburbs as in the residential districts. To finish, the analysis of the inscriptions brings some information about craftsmen and about their social status.

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