L’antipassif dans les langues accusatives

par Katarzyna Janic

Thèse de doctorat en Sciences du langage

Sous la direction de Denis Creissels.

Soutenue le 17-12-2013

à Lyon 2 , dans le cadre de École doctorale Lettres, langues, linguistique et arts (Lyon) , en partenariat avec Dynamique Du Langage (laboratoire) .

Le président du jury était Claire Moyse-Faurie.

Le jury était composé de Françoise Rose.

Les rapporteurs étaient Michael Herslund.


  • Résumé

    Le terme d’antipassif, qui s’inscrit depuis quarante ans dans le système des langues ergatives, désigne une construction intransitive ayant pour caractéristique générale la destitution du patient. Cette thèse remet en question l’opinion traditionnelle selon laquelle les constructions antipassives sont identifiées exclusivement dans les langues à alignement ergatif, et non dans les langues à alignement accusatif. Étant donné qu’une certaine proportion de langues ergatives utilise pour dériver l’antipassif le morphème polysémique réfléchie et/ou réciproque, dans cette étude nous nous sommes intéressée aux langues accusatives dont la marque antipassive présente la même caractéristique, d’où l’intérêt porté aux langues austronésiennes, Niger-Congo et Nilo-sahariennes, turciques, slaves et romanes. Dans la mesure où nous avons décidé de travailler sur les constructions antipassives dérivées par une marque étant à l’origine polysémique, l’impact sémantique de cette dernière sur l’ensemble de la construction apparaît comme non négligeable. Cette étude présente ainsi le double intérêt de s’appuyer sur une approche translinguistique, impliquant différentes familles de langues, et sur une vision bipolaire relative aux domaines de la syntaxe et de la sémantique.

  • Titre traduit

    The antipassive in accusative languages


  • Résumé

    The antipassive term, associated with ergative system since forty years, denotes an intransitive construction in which the patient argument is syntactically demoted. This study calls into question a traditional opinion according to which the antipassive phenomenon is encountered in ergative languages but not in those of accusative alignment. Since in some ergative languages the antipassive construction is triggered by a polysemous reflexive and/or reciprocal morpheme, this study deals exclusively with those accusative languages in which the antipassive marker presents the same characteristics (cf. Austronesian, Niger–Congo, Nilo-Saharan, Turkic, Slavonic, Romance languages). Building on the polysemous nature of such marker, its possible semantic impact on the whole derivation should also be taken into consideration. The aim of this study is to analyse the antipassive construction both from semantic and syntactic point of view in a crosslinguistic perspective.


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