Deux déesses pour un dieu. Des triades pour décrire des principes cosmologiques

par Thomas Gamelin

Thèse de doctorat en Égyptologie

Sous la direction de Didier Devauchelle.

Le président du jury était Marc Gabolde.

Le jury était composé de Didier Devauchelle, Marc Gabolde, Christian Leitz, René Preys.

Les rapporteurs étaient Marc Gabolde, Christian Leitz.


  • Résumé

    Dans la religion égyptienne ancienne, l'association de trois divinités pour former une triade locale est répandue. Composées de deux dieux (le père et le fils) et d'une déesse (la mère), ces triades forment un schéma "familial", à l'image de la triade constituée d'Osiris, D'Isis et d'Horus. Parallèlement à ces triades "classiques", il existe des groupes divins plus inhabituels avec comme particularité d'avoir pour troisième membre une déesse et non un dieu, sans que celle-ci soit une déesse enfant ; ce sont les groupes gravés dans des scènes d'offrande qui ont été étudiés. Quel peut être alors le sens à donner à la présence de ces deux déesses ? Quelles relations entretiennent les divinités entre elles ? Plusieurs types de structure sont mis en lumière dans le cadre de cette étude. Si certains groupes sont un simple regroupement d'un dieu avec deux parèdres locales, d'autres réflexions, plus abouties encore, soulignent la volonté des théologiens de décrire des idées complexes de la pensée égyptienne. La triade d'Eléphantine (Khnoum, Satis et Anoukis) est probablement l'exemple le plus clair de ce type d'organisation théologique : les trois divinités de la région contrôlent la crue du Nil. Le dieu contrôle l'inondation et est aidé par les deux déesses : la première lance les eaux de l'inondation tandis que la seconde provoque le reflux. Dans plusieurs groupes, les théologiens ont réparti sur deux déesses deux fonctions complémentaires qui s'additionnent pour aider dans sa tâche le dieu principal. La complémentarité des rôles féminins n'est qu'un des nombreux outils utilisés par les prêtres pour se représenter et illustrer plus clairement l'univers qui les entoure.

  • Titre traduit

    Two goddesses for one god. Triads to describe cosmological principles


  • Résumé

    In Egyptian theology, the association of three deities in order to create a local triad is widely spread. Gathering two gods (the father and the son) and one goddess (the mother), this triad then defines a divine family, as the well-known triad of Osiris, Isis and Horus. More rare groups are structured as one god and two goddesses, a second goddess (who is never the daughter) replacing the divine child. In this work, we focus on groups that are represented on offering scenes carved in various Egyptian temples. What could explain the presence of these two goddesses in those scenes ? How are the relationship between the deities structured ? Different organisations of these groups are analysed in this study. part of these groups represents the association of a main god with two local goddesses. Others try to represent more elaborate cosmological principles. The triad of Elephantine (Khnum, Satet and Anuket) is a relevant example : the three deities control the flood of the Nile. the god commands the inundation and is helped by two goddesses ; one initiating the flow while the other one initiates the ebb. In several triads, the goddesses have complementary functions and assist the god in his task. The addition of the goddesses' functions is only one of the numerous tools used by theologians to describe their universe.



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