L'éducation artistique dans le système scolaire français de 1968 à 2000

par Camille Grabowski

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Jean-François Sirinelli.

Le président du jury était Bruno Poucet.

Le jury était composé de Jean-François Sirinelli, Laurent Martin, Philippe Poirrier, Jean-Pierre Rioux.

Les rapporteurs étaient Laurent Martin, Philippe Poirrier.


  • Résumé

    Dans les années d’après-guerre entrent en ligne de compte des données démographiques et économiques nouvelles qui font évoluer la société française et lui imposent d’adapter son système éducatif, de décloisonner les disciplines et de favoriser l’interdisciplinarité. Seule l’école peut vaincre le déterminisme social lié à la naissance. C’est le colloque d’Amiens (1968) qui pose les bases d’une réflexion qui a nourri toutes les avancées sur l’éducation artistique depuis. Les années 70 sont celles de la réforme pour l’Education nationale et celles de la réflexion et des premières expérimentations pour la Culture. Les années 80 marquent une réelle ouverture de l’école, que ce soit vers les établissements culturels, à l’intervention de partenaires extérieurs au milieu scolaire ou à de nouvelles matières. Ouverture, mais aussi compromis entre les acteurs. Le protocole d’accord d’avril 1983 signé entre le ministère de la Culture et celui de l’Education nationale et la loi sur les enseignements artistiques de 1988 ont cédé aux compromis. Dans les années 90, penser l’éducation artistique de manière globale et à l’échelle d’un territoire apparaît comme le meilleur moyen de faire travailler ensemble les écoles et les équipements culturels à l’échelle d’une ville, d’un département ou d’une région, de garantir un maillage parfait du territoire et donc d’atteindre à la démocratisation culturelle. Mais finalement s’impose surtout le constat d’un empilement quelque peu désordonné des dispositifs. Le plan Lang/Tasca qui doit se réaliser sur cinq ans à partir du 14 décembre 2000 ouvre un nouveau chapitre. Mais l’exécution de ce nouveau plan n’est pas garantie par sa décision.

  • Titre traduit

    Arts education in the French system school from 1968 to 2000


  • Résumé

    After the 2nd world war, the french society has to deal with new demographic and economic datas. It has to be taken into account by the french education system which should adapt, break down barriers between disciplines and promote intedisciplinary because just school can overcoming social determinism linked at birth. The Amiens’ symposium (1968) lays the foundation for reflection which fed all the thoughts about artistic education. The seventies see the amendment for School and first thinking and experimentations for Culture. Eighties tag an actual opening of school for cultural institutions, the mediation of external partners and new topics. Opening, but also agreement between all the characters. The protocole d’accord signed in April 1983 between ministry of culture and ministry of education and the law about arts education (1988) are the results of an agreement. In the nineties, thinking globally about arts education and on a territory scale seem to be the best way to make work together schools, cultural facilities and to ensure a perfect network coverage, and so to reach cultural democratisation. But actually, we observe a stack of messy contracts. The plan Lang/Tasca which should come true till december 14, 2000, opens a new chapter. But the achievement of that brand new plan is not insured by its decision.


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