L'histoire d'une relation spéciale : les relations entre la France et l'Afrique du Sud dans les années 1958-1974
| Auteur / Autrice : | Anna Konieczna |
| Direction : | Maurice Vaïsse |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire |
| Date : | Soutenance le 19/12/2013 |
| Etablissement(s) : | Paris, Institut d'études politiques |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École de la recherche de Sciences Po (Paris ; 1995-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre d'histoire de Sciences Po (Paris) |
| Jury : | Président / Présidente : Daniel C. Bach |
| Examinateurs / Examinatrices : Maurice Vaïsse, Stanisław Parzymies, Sue Onslow, Alain Pierret | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Daniel C. Bach, Stanisław Parzymies | |
| DOI : | 10.70675/acb2ecf5z9ea1z4968z9d2azb04faf27f05e |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Basée sur des archives françaises et sud-africaines inédites, cette thèse offre une analyse approfondie des relations franco-sud-africaines sous la présidence de Charles de Gaulle et de Georges Pompidou (1958-1974). La relation est qualifié de « spéciale » pour plusieurs raisons : le fait qu’il s’agit de liens avec un pays non-francophone qui n’appartient pas à la zone d’influence traditionnelle de la France, le contexte dans lequel elle se noue (le processus de décolonisation simultané à la condamnation internationale du régime d’apartheid), la spécificité de ses éléments constitutifs (une coopération particulièrement intensive dans les domaines « sensibles » du militaire et du nucléaire), et enfin le cadre officiel asymétrique et déséquilibré de cette relation. Divisée en quatre parties, organisées selon une logique chronologique, l’étude présente l’évolution de cette « relation spéciale » et ses différentes dimensions : bilatérale (relations militaires, nucléaires et économiques), régionale (relations en Afrique méridionale, dans la zone de l’océan Indien et en Afrique) et multilatérale (débats à l’ONU, au FMI, et dans le cadre de la CEE). A travers l’analyse des discussions au sein des institutions françaises et des prises de position dans les enceintes internationales, cette analyse reconstitue l’attitude ambiguë de la France envers la question de l’apartheid, les contradictions de la politique d’indépendance française de même que de la politique africaine de la France. Tout en privilégiant le cadre officiel, elle propose aussi une analyse du rôle des « intermédiaires » – parlementaires, entreprises et « marchands de canons » – dans la conduite et la réalisation des objectifs de la politique française vis-à-vis de l’Afrique du Sud.