Sociologie de la reconnaissance internationale d'Etat : deux siècles d’évolutions et de transformations

par Martine Alonso Marquis

Thèse de doctorat en Science politique. Relations internationales

Sous la direction de Guillaume Devin.

Le président du jury était Bertrand Badie.

Le jury était composé de Guillaume Devin, Bertrand Badie, Pino Arlacchi, Thomas Lindemann, Geneviève Bastid Burdeau.

Les rapporteurs étaient Pino Arlacchi, Thomas Lindemann.


  • Résumé

    Chaque acteur d’une société élabore des stratégies pour obtenir l’approbation et la reconnaissance de ses pairs. En fonction de son niveau d’approbation, un acteur déduit son rôle et sa place au sein de la société. Cette thèse entreprend de répondre à une série de questions suscitées par la transposition de l’important constat ci-dessus à une problématique aux implications globales : la reconnaissance est un processus indispensable pour la stabilisation des relations internationales, notamment au regard de ses conséquences. Mais contrairement aux analyses qui en ont été faites jusqu’à présent, elle ne peut être uniquement envisagée dans sa dimension politico-juridique, c’est-à-dire en opposant règle de droit et pratiques des états. La reconnaissance est un « fait social total » de l’arène des relations internationales. S’inspirant des traditions sociologiques durkheimiennes et éliasiennes, cette thèse tente de démontrer dans quelle mesure les évolutions et transformations au sein de ce que nous considérons comme une « institution de la reconnaissance », reflètent les mutations globales de l’espace des relations internationales. Ainsi, notre thèse entreprend de déconstruire le processus de reconnaissance pour en proposer une lecture alternative et une compréhension nouvelle, plus proche de la réalité sociale internationale. Partout dans le monde, dans un système international de plus en plus basé sur la compénétration des sociétés, on observe une exposition importante des attentes et des demandes de reconnaissance, celles-ci étant sources de tensions et de conflits. Les changements systémiques du siècle dernier sont la cause d’insatisfaction des sociétés et acteurs qui sont exclus du jeu international. Le déni de reconnaissance peut entrainer des conséquences profondément négatives et nous oblige donc à prendre également en compte dans notre analyse les dimensions éthiques de la reconnaissance.

  • Titre traduit

    Sociology of international State recognition : two centuries of evolutions and transformations


  • Résumé

    Each actor of a society develops strategies for approval and recognition from his peers. Depending on this level of approval, an actor deduces his role and place in society. This thesis sets out to answer a series of questions raised by the transposition of the important observation made above, an issue with global implications: recognition is an essential process for the stabilization of international relations, particularly with regard to its consequences. But unlike the analysis that have been made so far, it cannot only be considered in its political and legal dimension, that is to say, as something between law and state practice. We want to differentiate ourselves from the dichotomous view that has dominated so far the study of recognition. Recognition is a "total social fact" in the arena of international relations. Inspired by the sociological traditions of emile durkheim and norbert elias , this thesis attempts to demonstrate how developments and transformations in what we consider to be an "institution of recognition" reflects the overall changes in the area of international relations. Thus, our thesis attempts to deconstruct the recognition process to propose an alternative reading and a new, closer understanding of international social reality. Around the world, in an international system increasingly based on the interpenetration of societies, an important exhibition of expectations and demands for recognition are observed, they are sources of tension and conflict. Systemic changes in the last century are the cause of dissatisfaction among societies and stakeholders who are excluded from the international game. The denial of recognition can lead to profoundly negative consequences and therefore requires us to also take into account in our analysis the ethical dimensions of recognition.


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  • Détails : 1 vol. (341 f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 287-336

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