Le culte de Sainte Elisabeth en Slovaquie médiévale (XIIIe-XVIe siècles) : Textes, images, lieux
| Auteur / Autrice : | Laura Pacindova |
| Direction : | Dominique Rigaux |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire |
| Date : | Soutenance le 12/10/2013 |
| Etablissement(s) : | Grenoble |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale sciences de l'homme, du politique et du territoire (Grenoble ; 2001-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre de recherche en histoire et histoire de l'art - Italie, pays alpins (Grenoble, Isère, France ; 1991-2015) |
| Jury : | Président / Présidente : André Vauchez |
| Examinateurs / Examinatrices : Dominique Rigaux, Vincent Muszka | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Marie-Madeleine de Cevins | |
| DOI : | 10.70675/ed19ca69za860z4363zb954z86d5c3aecb08 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
Cette thèse propose une étude sur l'histoire du culte élisabéthain et son évolution en Slovaquie médiévale entre le XIIIe et le XVIe siècle. Elle s'appuie sur un corpus de 61 représentations visuelles, croisé avec les textes hagiographiques, liturgiques et littéraires, et replacé dans son contexte historique et spatial.Le culte de sainte Élisabeth a été un des plus répandus à travers l'Europe du bas Moyen Âge. Porté par la nouvelle sainteté mendiante, l'exemple d'Élisabeth a trouvé un écho puissant dans son pays d'origine, la Hongrie, immédiatement après sa canonisation en 1235. Plusieurs facteurs contribuèrent à la diffusion de la vénération de cette figure féminine : les familles royales, à commencer par celle des Árpád jusqu'au roi Mathias Corvin ; les mendiants ; et, enfin, les colons allemands. Une première partie de la thèse délimite l'espace géographique du thème étudié et présente les sources iconographiques et hagiographiques élisabéthaines qui constituent la base à partir de laquelle se déploie les grandes caractéristiques du culte. Elle recense d'une part les documents d'ordre juridique et biographique sur sainte Élisabeth, puis place sa personne dans la pratique liturgique à partir des manuscrits conservés en Slovaquie. D'autre part, elle présente l'image de la sainte, qui apparait sur des supports variés, grâce à un corpus iconographique inédit.Dans la deuxième partie, Élisabeth est replacée dans les contextes historiques hongrois et slovaque pour définir les premières formes de l'établissement de son culte. L'étude de la topographie témoigne de l'abondance des lieux dédiés à la sainte dans les décennies suivant sa mort.La troisième partie expose les divers motifs et scènes iconographiques de sainte Élisabeth telles qu'elles ont été pratiquées en Slovaquie et les croisent avec les modèles d'autres pays d'Europe. Les images élisabéthaines, auxquelles les fidèles s'identifient aisément, sont soumises à l'analyse pour démontrer leur plasticité au sein de la société médiévale où différents groupes sociopolitiques peuvent se les approprier selon ses propres besoins spirituels. Cette analyse située à la croisée de deux disciplines : l'histoire et l'histoire de l'art, apporte un regard nouveau sur les variations du culte d'une sainte à travers un rassemblement inédit de ses représentations du XIIIe au XVIe siècle.