Dal popolarismo al clerico-fascismo : Cattolicesimo e nazione nell'itinerario di Filippo Crispolti (1919-1929)

par Matteo Baragli

Thèse de doctorat en Religions et systèmes de pensée

Sous la direction de Daniele Menozzi et de Denis Pelletier.

Le président du jury était Philippe Portier.


  • Résumé

    Cette étude analyse l'émergence en Italie du clérico-fascisme, en se référant plus particulièrement à la figure de Filippo Crispolti. Après la Marche sur Rome, Crispolti et les clérico-fascistes supportèrent le nouveau régime, car ils voyaient dans la consolidation du fascisme la possibilité de soutenir les intérêts du catholicisme, en opposition à la sécularisation de la société italienne et de ses institutions libérales. Le Centro Nazionale (CNI), fondé en 1924 par les catholiques pro-fascistes, fut le rassemblement le plus significatif du clérico-fascisme italien. Les membres du CNI, et Crispolti entre eux, garantirent tout leur soutien au fascisme. Leur vision politique demeurait centrée sur le lien indissoluble et providentiel entre catholicisme et nation italienne. Le fascisme, d’après eux, ne manquerait pas de redonner à la foi catholique toute l’importance qui lui revenait dans la sphère publique. La mentalité cléricale et conservatrice des membres du CNI leur permit ainsi de converger avec le nationalisme modéré et les secteurs conservateurs du fascisme; des difficultés surgirent au contraire avec le squadrismo et les nationalistes d'origine laïque. L’attitude du Vatican fut d'abord de soutenir les clérico-fascistes, mais au cours des années le Saint-Siège accentua ses perplexités envers le CNI, en raison de son pro-fascisme exacerbé. La méfiance augmenta à la suite de la condamnation de l'Action française et des frictions entre fascisme et Azione Cattolica. Enfin, en 1928, le pape Pie XI condamna le CNI, provoquant la fin du projet clérico-fasciste, tandis que l'accord entre le régime fasciste et les aspirations catholiques aurait abouti aux Pactes du Latran.

  • Titre traduit

    From Italian Popular Party to « Clerico-Fascism » : Catholicism and Nation in the political path of Filippo Crispolti (1919-1929)


  • Résumé

    This research analyses the issue of Clerico-Fascism, within the framework of Italian political life of the Twenties, with a particular focus on the figure of Filippo Crispolti. After the rise to power of Fascism, Crispolti and the Clerico- Fascists supported the new Regime, which they supposed would promote Catholic renewal in opposition to the secularisation of Italian society and of its liberal institutions. The Centro Nazionale Italiano (Cni), founded in 1924 by pro-Fascist Catholics, was the most representative form of Italian Clerico-Fascism. The Cni members, and Crispolti between them, guaranteed their complete political support of fascism. At the centre of their ideological project there was the indissoluble and god-given link between Catholicism and the Italian nation. Fascism, according to this view, would definitely have allowed the catholic faith to regain its position of importance which it was due to hold in the public sphere. The clerical and conservative background of Cni members, allowed them to converge with the moderate nationalism and the conservative sectors of fascism, as well as causing some friction with the squadrismo and the nationalists of lay origin. The Vatican cautiously approved of the foundation of the Cni, but began to view it with suspicion because of itsexaggerated pro-Fascism and its independence from the Holy See. The mistrust increased in consequence of frictions with Italian Azione Cattolica and the condemnation of Action Française. Finally in 1928 Pope Pius XI condemned the Cni,causing the end of any Clerico-Fascist project; the agreement between the fascist regime and Catholic aspirations was tocontinue in the Lateran Pacts of 1929

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Informations

  • Détails : 1 vol. (744 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 695-744. Notes bibliogr.

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  • Cote : DOC 13.16
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