Affaires de familles et affaires de la cité : la transmission d'une pensée politique dans les livres de famille florentins (XIVe-XVe siècles)

par Elise Leclerc

Thèse de doctorat en Études italiennes

Sous la direction de Jean-Claude Zancarini.

Le président du jury était Serge Stolf.

Le jury était composé de Jean-Claude Zancarini, Serge Stolf, Philippe Guérin, Christiane Klapisch-Zuber, Paola Moreno.

Les rapporteurs étaient Serge Stolf, Philippe Guérin.


  • Résumé

    De l'institution du priorat à la chute définitive de la république en 1530, l'organisation de la vie dans la cité florentine a évolué tant dans ses structures effectives que dans ses représentations, laissant une place plus ou moins importante aux différents groupes sociaux, aux familles et individus qui la composent. au cours de cette période, le genre des livres de famille florentins s'est développé, a fleuri et s'est fané : œuvre dans son immense majorité de marchands, d'artisans qui appartiennent au popolo florentin, partie de la population appelée à participer au gouvernement de la cité, ces livres ont pour fonction de transmettre dans le cadre familial et de génération en génération ce que l'on considère important pour le devenir de la famille. quel lien y a-t-il entre ce genre et la vie de la république florentine, entre affaires de familles et affaires de la cité ? quelle est la place du politique dans cette logique de transmission ? quels aspects de la vie de la cité y sont représentés, comment sont-ils traités ? avec quels mots cette culture politique est-elle exprimée, dans quelle mesure est-elle redevable ou distincte de la tradition politique publique antérieure et contemporaine ? mêlant les approches historique, littéraire, linguistique, il s'agira ainsi de rendre compte de la question de la transmission du politique dans le genre des livres de famille en l'inscrivant dans le cadre global de l'évolution de la cité.

  • Titre traduit

    Family and City affairs : Political Thought in Florentine Family Books (14th-15th centuries)


  • Résumé

    Based on a corpus which consists of 150 family books written between 1260 and 1480, this study intends to define the representations that Florence citizens had of their republic, of its running and of their role within it.The first part aims at identifying which room is given to historical and political passages in these books, and the functions of these excerpts in the overall writing strategy. The point is to study how the building of family identity was connected to the life of the city.The second part contains a stylistic and semantic analysis of the narrative parts that are dedicated to the major events of the 14th and 15th centuries. It offers a series of snapshots that define several specific configurations of the city’s political body and of how families refer to it. This textual analysis also provides us an image of the Florentine intellectual framework and a list of the key-concepts that characterized the political thought of the authors – which goes far beyond a mere interest in chronicles. The third part focuses on the use of those keywords in a diachronic perspective, in order to identify the evolutions, the involutions and the breaking points of this thought over the generations, and questions the link between citizens’ active political participation and their private writing on city affairs. The appendix presents transcriptions of the excerpts on the life of the city contained in the unpublished family books of the Florentine families, as well as biographical notes on their often unknown authors.

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