Le roman, poème du monde. Victor Hugo, Theodor Fontane, Thomas Hardy

par Marie Panter

Thèse de doctorat en Littérature Générale et comparée

Sous la direction de Eric Dayre.

Le président du jury était Florence Godeau.

Le jury était composé de Eric Dayre, Florence Godeau, Dominique Peyrache-Leborgne, Georges Zaragoza, Isabelle Gadoin.

Les rapporteurs étaient Dominique Peyrache-Leborgne, Georges Zaragoza.


  • Résumé

    Cette thèse porte sur la poétique du roman de Victor Hugo, Theodor Fontane et Thomas Hardy en s'appuyant plus spécifiquement sur l'étude de L'Homme qui rit (1869), Errements et Tourments (1888) et Tess d'Urberville (1891). En rapprochant ces trois romanciers majeurs mais tenus à l'écart des théories générales du roman, il s'agit de montrer le maintien d'une conception du roman moderne comme forme poétique du monde, s'inscrivant dans un horizon de pensée idéaliste, progressiste et critique. Hugo, Fontane et Hardy, romanciers qui se disent avant tout poètes, font le choix de faire du roman une tragédie, forme poétique du monde qui va à l'encontre du prosaïsme moderne et romanesque théorisé par Lukacs, à la suite de Hegel. Face au nihilisme et aux théories du roman réaliste qui voient le jour dans la seconde moitié du XIXe siècle et tentent de définir – au sens restrictif du terme – le genre romanesque, ils retrouvent le modèle du roman romantique et le redéfinissent face au roman réaliste. Leur poétique est alors fondée sur la « poiétisation » de la prose, autrement dit, sur l'imagination, le symbolique et le métaphorique. Ils affirment ainsi la spécificité et la possibilité d'une expérience poétique, c'est-à-dire subjective, héroïque et morale du monde, ainsi que la capacité du roman à produire un savoir poétique sur le monde et l'histoire.

  • Titre traduit

    The Novel, Poem of the World. Victor Hugo, Theodor Fontane, Thomas Hardy


  • Résumé

    This thesis deals with the poetics of the novel in Victor Hugo, Theodor Fontane and Thomas Hardy, with a specific focus on The Man who Laughs (1869), Trials and Tribulations (1888) and Tess of the d'Urbervilles (1891). By bringing together these three novelists who are widely acknowledged as major writers yet ignored by general theories of the novel, this study will show how a vision of the modern novel as a poetic rendition of reality, with an idealist, progressive and critical background, has maintained itself. Hugo, Fontane and Hardy, three novelists who considered themselves to be poets first and foremost, opted to turn the novel into a tragedy, a poetic rendition of reality which stands in contrast with Lukacs’ post-Hegelian theories of the modern novel as a prosaic literary genre. In the face of nihilism and the theories of the realist novel which surfaced in the second half of the XIXth century and attempted to define – in the restrictive sense of the word – the genre of the novel, they turned back to the model of the Romantic novel and reinvented it at a time when the realist novel was preeminent. Their poetics was therefore based on the “poietisation” of prose, in other words, based on the imaginary, the symbolic and the metaphoric. This enabled them to assert the specificity and possibility of a poetic, that is to say subjective, heroic and moral experience of the world, as well as the ability of the novel to generate poetical knowledge about the world and history.

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