Thèse soutenue

Narrative art : de l'expérience du monde quotidien à l'œuvre. Herméneutique de l'événement esthétique

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Auteur / Autrice : Perin Emel Yavuz
Direction : Jean-Marie Schaeffer
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Arts et langages
Date : Soutenance en 2013
Etablissement(s) : Paris, EHESS
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale de l'École des hautes études en sciences sociales

Résumé

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Lorsque le galeriste new-yorkais John Gibson, figure en pointe de la scène américaine des années 1960-1970, organisa les expositions Story I (1973) et Narrative II (1974), il avait perçu ce qui serait « le prochain truc » en vogue après l'Ecologic art et le Body art : la narrativité. Si le Narrative art est tombé dans l'oubli, cette perception qui reposait sur un noyau dur d'artistes américains et européens (Le Gac, Bay, Baldessari, Wegman, Askevold, Hutchinson, Beckley, Welch. . . ) préoccupés par des problématiques narratives aux moyens de la photographie et du texte fut confirmée par une période intense de production critique et d'expositions sur l'ancien et le nouveau continents mais aussi par l'ensemble de la création en quête d'émancipation à l'égard des questionnements essentialistes sur l'art et engagée dans « la fabrique du monde» à laquelle la fonction anthropologique de la narrativité apportait un moyen naturel. Interrogeant et spécifiant, le fait narratif dans ce corpus caractérisé par l'immanence d'un rapport au monde et à soi, par le truchement de la perception esthétique du quotidien et la mythologisation du sujet, cette thèse s'attache à déceler, dans une perspective herméneutique ancrée sur la notion d'événement, les étapes du processus qui mène de l'expérience vive du monde au monde de l'œuvre, de la vie à l'art. Plus qu'une simple histoire du Narrative art, cette thèse interdisciplinaire se présente comme une investigation dans le sens historique, esthétique et politique que revêt le réinvestissement de la narrativité par ces artistes et plus généralement ceux de cette période, décelant les origines de la mésestime de la narrativité par l'histoire de l'art.