Trop de fonctionnaires ? : contribution à une histoire de l'État par ses effectifs (France, 1850-1950)

par Emilien Ruiz

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Marc-Olivier Baruch.

Soutenue en 2013

à Paris, EHESS , dans le cadre de École doctorale de l'École des hautes études en sciences sociales , en partenariat avec Centre de recherches historiques (Paris) (autre partenaire) .


  • Résumé

    Un spectre hante les réformes de l'Etat depuis plusieurs décennies: le nombre des fonctionnaires. Objet d'une attention politico-médiatique croissante ces dernières années, la question des effectifs de l'État est longtemps restée un angle-mort des recherches en sciences sociales. Tout se passe comme si le double discours contradictoire et persistant selon lequel d'un côté la France compterait trop de fonctionnaires, de l'autre l'État serait lui-même incapable de compter ses agents, relevait de l'évidence. Cette thèse de doctorat propose de prendre au sérieux la question du nombre des fonctionnaires en contribuant à une histoire de l'État par ses effectifs en France de 1850 à 1950. À travers l'analyse simultanée du processus de fabrication du nombre des fonctionnaires, de son usage par le contemporains et de l'élaboration d'une politique de la fonction publique, l'objet de cette recherche est double. Il s'agit, d'abord, d'interroger la pertinence d'une application de la notion de « gouvernement par les nombres» à la question des effectifs de l'État. Cette déconstruction du travail statistique et de ses usage politiques doit nous permettre, ensuite, de replacer le matériau quantitatif ainsi analysé au cœur des source pertinentes de l'histoire de l'État moderne. En somme, il s'agit de proposer une relecture du processus du développement administratif au prisme de l'évolution du nombre des serviteurs de l'État.

  • Titre traduit

    Too many civil servants ? : contribution to a history of the state by the number of its employees (France, 1850-1950)


  • Résumé

    Aspecter has haunted reforms of the state for the past several decades: the number of civil servants. Under increasing political and media attention in recent years, the number of government employees has long been a blind-spot of research in the social sciences. It is as iftwo persistent and contradictory assumptions were taken as evident: on the one hand, that France has too many civil servants, and on the other, that the state itself is unable to count its employees. This Ph. D thesis proposes to take seriously the question of the number of state employees by contributing to a history of the French state in terms of its workforce from 1850 to 1950. Through the simultaneous analysis of the calculation of the number of public employees, its use by contemporaries, an the development of public policy, this research serves a twofold purpose. It is, first, to examine the appropriateness applying the concept of "government by the numbers" to the question of the number of civil servants. This deconstruction of statistical work and its political uses should then allow us to situate quantitative material among the relevant sourc that constitute the history of the modern state. In short, we propose a rereading of the process of administrativ development through the prism of the number of civil servants.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 2 vol. (898 f.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 824-879. Index

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Fondation Maison des sciences de l'homme. Bibliothèque.
  • PEB soumis à condition
  • Bibliothèque : École des hautes études en sciences sociales. Thèses.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TPE 2013-68

Cette version existe également sous forme de microfiche :

  • Bibliothèque : Université Toulouse Jean Jaurès. Bibliothèque universitaire centrale de lettres et sciences humaines.
  • Disponible pour le PEB
  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne (Paris).
  • Non disponible pour le PEB
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.