Oral fat sensitivity in humans : links with salivary composition

par Rana Mounayar

Thèse de doctorat en Sciences de l'alimentation

Sous la direction de Gilles Feron et de Eric Neyraud.

Soutenue le 19-12-2013

à Dijon , dans le cadre de École doctorale Environnements, Santé (Dijon) , en partenariat avec Centre des Sciences du Goût et de l’Alimentation (Dijon) (laboratoire) .

Le président du jury était Marie-Christine Chagnon.

Le jury était composé de Didier Dupont.

Les rapporteurs étaient Guy Carpenter, Daniel Zalko.

  • Titre traduit

    Sensibilité orale au gras chez l'homme : liens avec la composition salivaire


  • Résumé

    La perception du gras chez l’homme est un phénomène complexe du fait de sa nature multi-sensorielle impliquant la perception de la texture, la perception aromatique mais également la perception gustative. Cette dernière a été suggérée après l’identification de récepteurs aux acides gras au niveau des bourgeons gustatifs. Par ailleurs, des études récentes ont montré que la sensibilité au gras est variable entre individus. Des facteurs génétiques ou environnementaux pourraient expliquer en partie cette variation interindividuelle. Cependant, la salive pourrait aussi jouer un rôle dans cette perception. En effet, elle contient des molécules capables d’interagir avec le gras comme la lipase et les lipocalines. C’est aussi un fluide complexe qui contient une large diversité de protéines et de métabolites. De plus, sa régulation est complexe et peut varier à la suite d’une stimulation. En effet, des études récentes ont montré que le protéome salivaire est modifié à la suite d’une stimulation par des molécules correspondant aux saveurs primaires. Dans ce contexte, l’objectif de ce travail était de déterminer dans un premier temps s’il existe des liens entre la composition salivaire et la sensibilité gustative à un acide gras libre: l’acide oléique. Le deuxième objectif était d’étudier les modifications de la composition salivaire à la suite d’une stimulation gustative par l’acide oléique. Pour ceci deux approches ont été utilisées: des approches ciblées (activité enzymatique, capacité antioxydante etc) et des approches non-ciblées (protéomique et métabolomique). Deux groupes de treize sujets (hyper et hyposensible au goût de l’acide oléique) ont été sélectionnés à partir d’un panel de 73 participants. Leur salive a été collectée au repos et après stimulation par l’acide oléique. Les résultats montrent que la composition de la salive au repos est liée à la sensibilité à l’acide oléique. En effet, des marqueurs liés à la perception du goût ont été identifiés au sein du groupe des hypersensibles (anhydrase carbonique, cystatines et zinc alpha 2 glycoprotéine), alors que des marqueurs pouvant indiquer une activité bactérienne élevée (acides organiques) ont été identifiés au sein du groupe des hyposensibles. Par ailleurs, la composition de la salive collectée après stimulation par l’acide oléique est également modifiée et ces modifications sont différentes pour les sujets hyper et hyposensibles à cette stimulation.


  • Résumé

    Human fat perception has recently triggered particular interest as it was shown that it does not only involve aroma and texture perception but also taste perception. The latter was supported by the presence of free fatty acids (FFA) taste receptors on the tongue. Recent studies have shown that fat taste sensitivity is variable among individuals. This inter-individual variation could be linked to genetic or environmental factors. However, saliva could also play a role in this perception. The role of saliva in taste perception is increasingly recognized. Saliva contains molecules able of interacting with fat such as lipase and lipocalin. It is also a complex fluid which contains a large diversity of proteins and metabolites. Its regulation is also complex and its composition may vary after a sensory stimulation. Indeed, studies have shown that when giving primary taste stimulations, the whole salivary proteome is modified. Thus, the first aim of the present work was to use both targeted (enzymatic activity, antioxidant capacity etc) and untargeted approaches (proteomics and metabolomics) to identify links between taste sensitivity to a fatty acid, oleic acid, and the salivary composition. The second aim was to investigate whether the salivary composition is modified after an oral stimulation by oleic acid.Two groups of thirteen male subjects (highly and weakly sensitive to the taste of oleic acid) were selected from an initial panel of 73 healthy participants. Their whole saliva was collected in two ways; the first without stimulation in order to study the links between oral sensitivity to oleic acid and saliva composition and the second using a stimulation by the same fatty acid in order to study potential modifications of saliva composition depending on sensitivity. Results show that salivary composition is linked to oral fatty acid perception. Markers previously reported as associated to taste perception were determined in the highly sensitive group (carbonic anhydrase, Zinc Alpha 2 glycoprotein and cystatins) while markers (organic acids) indicating a higher bacterial load were identified in weakly sensitive group. Furthermore, results obtained after stimulation by oleic acid suggest that saliva composition is modified, which confirms its dynamic nature. As different modifications were observed for the highly and weakly sensitive group, our results suggest that saliva is not only modified after a stimulation but also depending on the sensitivity to that particular stimulation.

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