Willem Boshoff, monographie d'artiste et catalogue

par Katja Gentric (Peeters)

Thèse de doctorat en Histoire de l'art

Sous la direction de Andrzej Turowski.

Soutenue le 27-04-2013

à Dijon , dans le cadre de Ecole doctorale Langages, Idées, Sociétés, Institutions, Territoires (Dijon) , en partenariat avec Centre Georges Chevrier (Dijon) (laboratoire) .

Le président du jury était Jean-Philippe Antoine.

Le jury était composé de Valérie Dupont, Maureen Murphy.

Les rapporteurs étaient Jean-Philippe Antoine, Alain Ricard.


  • Résumé

    Le travail de Willem Boshoff s’articule autour de la date charnière d’avril 1994, les premières élections démocratiques en Afrique du Sud. Il fait des sculptures en granite et des installations de matériaux accumulés. L’artiste revendique son attachement à un art basé sur le langage, il est écrivain de dictionnaires. En revisitant les questions posées par les artistes du XXème siècle, textes et œuvres produits en Europe sont systématiquement vérifiés au regard de leur contrepartie sud-africaine. L’attitude de Boshoff, une mélancolique interrogation de son rôle de créateur, s’explique par les conditions politiques et son milieu culturel. L’artiste découvre des façons plus dynamiques de faire geste quand il adopte ce persona du druide. Lors de son objection de conscience au service militaire il avait appris qu’il est mieux de cacher la véritable signification d’un signe ou d’inventer des façons de disqualifier les textes. Les “Notes pour une esthétique aveugle” où l’essentiel n’est pas visible, inventent un dictionnaire à être lu avec les mains. Boshoff interroge ici les théories de perception qui munissent l’artiste sud-africain d’une façon de faire basculer le monde occidental vers une pensée qu’il peut réclamer sienne. La multiplicité des langues en Afrique du Sud s’ouvre à des questions de mémoire, d’écologie, de disparition, d’espace mental, des limites de la ficticité. Boshoff incite son spectateur à une opération de traduction qui peut être envisagée de façon tangible dans des œuvres tels que “Writing in the Sand” et les “Jardins de mots”. Le druide est le berger des mots et des plantes en danger d’oubli. Par le même geste il les protège contre la possibilité d’être pétrifiés ou fossilisés dans une théorie ou dans un dogme. Un champ d’intelligibilité du travail de Boshoff est créé à l’aide d’esprits apparentés: Sarkis, Mofokeng, Baumgarten, Gette, Mudzunga, Ulrichs, Zulu, Kosuth, Wafer, Bochner, Filliou, Darboven, Alÿs, Acconci, Langa, Marshall McLuhan, Ivan Vladislavić.

  • Titre traduit

    Willem Boshoff, artist's monograph and catalogue


  • Résumé

    Willem Boshoff’s work articulates around a pivotal date, April 1994, the first democratic elections in South Africa. He may choose to work gigantic rocks of granite or establish vast installations of accumulated material. The artist claims that his work is based on language, often taking the form of Dictionaries. While reviewing the main questions by artists of the twentieth century, texts or artworks from Europe are systematically tested against their South African counterpart. Boshoff’s attitude is determined by a melancholic questioning of his role as a creator linked to a political situation and cultural milieu. He discovers more dynamic ways of presenting gestures when his artistic activity is related to the way of life of a druid. As a conscientious objector he learnt that it is often better to hide the true signification of a sign or to disqualify a text. Boshoff’s “Notes towards a blind Aesthetic”, where the essential is not visible, invent a dictionary to be read with the hands. Questioning perception theories provides the artist with a way of capsizing the occidental world towards patterns of thinking that he can claim for himself. The multiplicity of languages in South Africa opens up to questions of memory, ecology, disappearance, mental space as a site of creation, experiments with the limits of the fictional. The druid is one exceptional character amongst others in the contemporary art world. Boshoff obliges his visitor to participate in an act of translation which is given provisional but tangible form in such works as “Writing in the Sand” and the “Gardens of Words”. The druid becomes the guardian of words and plants in danger of being forgotten also safeguarding them against being petrified or fossilized into a set theory or dogma. Kindred spirits working on all continents are: Sarkis, Mofokeng, Baumgarten, Mudzunga, Ulrichs, Kosuth, Wafer, Bochner, Gette, Filliou, Darboven, Alÿs, Acconci, Langa, Marshall McLuhan and Ivan Vladislavić.

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Informations

  • Détails : 3 vol. (845-456 p.)
  • Annexes : Bibliographie p. 405-456 dans le tome 3. Notes bibliographiques en bas de page. Index

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