Les Princes de Rome ont-ils eu une politique économique ?

par Stéphanie Panunzi

Thèse de doctorat en Études régionales (celtiques, corses, ...)

Sous la direction de Olivier Jehasse et de Xavier Peraldi.

Le jury était composé de Attilio Mastino, Richard Aréna, Paul-Marie Romani.

Les rapporteurs étaient Georges Depeyrot, Raimondo Zucca.


  • Résumé

    Ecrire l’Histoire de l’économie romaine, c’est avant tout, mettre de l’ordre dans ce qui, à priori, peut apparaître comme un chaos factuel dépourvu de toute organisation, de toute logique. L’écriture de l’Histoire de l’économie romaine est réalisable si l’on parvient à rompre la discontinuité évènementielle tout en créant un réseau de causes et conséquences. Bien plus que de comprendre les liens qui relient un évènement à un autre, le plus important est de réussir à les inscrire dans le processus de développement économique mis en place par l’Empire romain. L’évènement n’a plus alors seulement un sens en lui-même, il prend sens dans le projet global des Romains.Tout au long du XXème siècle, le domaine de l’histoire de l’économie antique va être agité par un débat d’une intense vigueur : la Controverse Bücher-Meyer. Catalyseur de nombreuses théories et polémiques sur les systèmes économiques dans l’Antiquité, elle a divisé la communauté scientifique en deux camps bien distincts. Le débat est toujours ouvert, primitivistes et modernistes ne tarissant pas d’arguments pour démontrer que, depuis l’Antiquité, nous pouvons parler de permanence comportementale pour les uns, alors que pour les autres, au contraire, la société a connu des transformations économiques majeures.A ce jour, nous sommes, quasiment, sortis de l’époque manichéenne de la controverse. Et c’est heureux car cette opposition aurait fini par stériliser la recherche. Nous sommes dans une « post-Finley era », propice à l’écriture d’une nouvelle Histoire économique et sociale du monde romain.Le but premier de cette thèse n’est en aucun cas de réaliser une biographie des Princes ayant gouverné au cours des deux premiers siècles de l’Empire, d’éminents intellectuels ou historiens l’on déjà fait avant moi. Donner une définition personnelle de ce qu’est l’économie romaine, comment les Romains pensaient-ils cette économie, comment géraient-ils ce phénomène, voilà les vraies questions qui constituent mon travail de doctorat. Prenant appui sur les débats historiographiques et les nombreuses sources que nous avons à notre disposition, mon objectif est d’établir, de façon précise et avec conviction, à quel niveau de développement et à quel type de pensée économique était parvenue la civilisation romaine. En faisant référence à la théorie d’Edouard Will, « l’économie romaine n’est que… romaine », c’est en tant que telle qu’il faut écrire son Histoire. Ce qu’il faut comprendre par-là, c’est que faire une analyse objective de l’Histoire de l’économie romaine cela équivaut à Penser Rome.

  • Titre traduit

    Have the Princes of Rome had an economic policy?


  • Résumé

    Writing down the history of Roman economy consists in first place in putting order to what may appear at first sight as a factual chaos substracted of any logic. The redaction of the history of Roman economy can be achieved only through succeeding into breaking down the chain of events while creating a network of causes and consequences. Much more than understanding relationships between an event and an other, is to manage to connect them into the economical development process created by the Roman Empire.Then the event does not make sense by itself, but it makes sense in the global Roman’s project.During the whole twentieth century, the field of the antic economic history will be troubled by a harsh debate : the “controverse Bücher-Meyer”. Catalyst of numerous theories about the antic economic systems, it has divided the scientific community into two distinct sides. The debate is still open between the “primitivistes” and the “modernistes”, indeed, forthe first ones, we can consider behavioral permanency throughout history, while the others points out that the society has known majors economical transformations. Today, the Manichean time of this controversy is almost at its end. We are in a “post-Finley era”, propitious to the realization of a new social and economical history of the Roman’s world.The main objective of this thesis is not to write down an other biography of the Empire’s first two century princes.That has already been done before by eminent historians. Giving a personal definition of what Roman economy is, how the romans used to think this economy and how they used to manage it, here are the true questions which are composing my Ph.D. thesis.Resting on the numerous sources we are disposing of, my objective, is to precisely define which level of development and which economical way of thinking did the roman society reached. Referring to Edward Will, “Roman’s economy is only Roman”, and it is with this idea in mind that we should write its history. What we have to understand here is that analyzing objectively the history of roman economy is equivalent to think about it as Rome in its whole entity.

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