Les esclaves et les affranchis publics dans l'occident romain (IIe siècle avant J.-C. - IIIe siècle après J.-C.)

par Francoise Sudi (Guiral)

Thèse de doctorat en Histoire, histoire de l'art et archeologie

Sous la direction de Mireille Cébeillac-Gervasoni.

Soutenue le 13-12-2013

à Clermont-Ferrand 2 , dans le cadre de École doctorale des lettres, sciences humaines et sociales (Clermont-Ferrand) , en partenariat avec Centre d'histoire Espaces et cultures (Clermont-Ferrand) (équipe de recherche) et de (CHEC) Centre Histoire Espaces et Cultures (laboratoire) .

Le président du jury était Frédéric Trément.

Le jury était composé de Mireille Cébeillac-Gervasoni, Laurent Lamoine.

Les rapporteurs étaient Michel Christol, Jean Andreau.


  • Résumé

    L’intérêt pour la question de l’esclavage public dans le monde romain est ancien. Dès ledébut du XIXe siècle, de premières études sont produites sur ce sujet par des historiensallemands : en 1806, Schumacher publie un De servis publicis populi Romani puis A. Gessnerpropose un essai intitulé De servis Romanorum publicis paru à Berlin en 1844 auquel vients’ajouter, en 1889, l’ouvrage de E. Lehmann, De publica Romanorum servitute quaestiones,publié à Leipzig. À côté ces travaux qui restent relativement limités, les esclaves publics sevoient consacrer plusieurs passages de la remarquable Histoire de l’esclavage dans l’Antiquitéd’H. Wallon3. En se fondant notamment sur la documentation épigraphique à sa disposition,cet auteur a établi un premier inventaire des emplois occupés par ces dépendants et soulignéleur situation particulière au sein du monde servile en relevant les avantages et l’autonomiedont bénéficiaient les servi publici. Précurseur dans cette approche, H. Wallon abordeparallèlement l’étude des esclaves de l’État et celle de ceux des villes. Une quarantained’années plus tard, Th. Mommsen évoque lui aussi dans son Droit public romain4, lespersonnels serviles placés sous les ordres des magistrats romains : le grand historien allemands’intéresse principalement aux esclaves relevant de l’administration centrale à Rome,précisant à la fois leurs fonctions et la spécificité de leur condition juridique par comparaisonavec « les esclaves ordinaires ». Pourtant, Th. Mommsen est contraint de reconnaître qu’à sonépoque le sujet ne peut être traité comme il le mérite car tous les matériaux nécessaires à sonétude n’ont pas encore été rassemblés et classés. Il appelle donc de ses voeux de véritables travaux sur la question. C’est précisément ce que va faire Léon Halkin en publiant àBruxelles, en 1897, une monographie intitulée Les esclaves publics chez les Romains. Aprèsavoir réuni toutes les sources épigraphiques connues à cette date, le principal objectif de cetauteur a été de dresser une liste exhaustive des esclaves et des affranchis publics identifiéstant à Rome que dans les cités de l’Empire. Projetant un examen complet du sujet, il s’estattaché à analyser successivement les origines, les emplois et la condition juridique et socialedes publici. Étude documentée, l’ouvrage de L. Halkin a fait date et est longtemps resté laprincipale référence à propos de l’esclavage public dans le monde romain. Bien qu’ancien, ilconserve aujourd’hui encore une grande partie de son intérêt même si, sur différents points, ils’avère désormais incomplet et quelque peu vieilli dans certaines considérations. D’ailleurs, ila fallu attendre 1977 pour que N. Rouland, dans un article intitulé « À propos des servi publiciRomani »5, revienne sur les travaux d’Halkin et propose de revoir certaines de sesinterprétations jugées inexactes, en particulier sur le plan juridique. Parallèlement à cettebrève synthèse, il faut aussi mentionner la publication à Wiesbaden en 1980 de l’étude plusconséquente de W. Eder, Servitus publica. Ce livre est uniquement centré sur la condition desesclaves publics de l’État qu’il analyse de façon approfondie tout en posant la question del’origine et de l’évolution temporelle du phénomène de l’esclavage public de l’époquerépublicaine à l’Empire.

  • Titre traduit

    Slaves and public freedmen in the Roman West (second century BC - third century AD)


  • Résumé

    No abstract avalaible


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