Essays on Aid Effectiveness and Development Finance

par Eric Gabin Kilama

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Gérard Chambas.

Soutenue le 27-09-2013

à Clermont-Ferrand 1 , dans le cadre de École doctorale des sciences économiques, juridiques, politiques et de gestion (Clermont-Ferrand) , en partenariat avec Centre d'études et de recherches sur le développement international (Clermont-Ferrand) (équipe de recherche) et de Centre d'études et de recherches sur le developpement international / CERDI (laboratoire) .

  • Titre traduit

    Analyses de l'efficacité de l'aide et du financement du développement


  • Résumé

    Etant donnée la capacité limitée de la majorité des pays en développement à mobiliser des ressources domestiques suffisantes notamment à travers la taxation, le financement extérieur du développement s’est avéré essentiel pour soutenir des programmes d’investissement publics visant à construire un capital public dans les infrastructures, la santé ou l’éducation. Ainsi, au nom du développement, les gouvernements, les institutions internationales et les citoyens des pays industrialisés se sont accordés sur le fait qu’un transfert de capitaux vers les pays en développement serait nécessaire pour les aider à financer leur développement. Les principaux flux extérieurs de capitaux pour le financement du développement sont composés de l’aide au développement, des investissements directs étrangers et des transferts de migrants (travailleurs étrangers) vers leur pays d’origine. L’impact macroéconomique de ces flux extérieurs de capitaux pour le développement est un sujet de controverse entre les économistes. L’espoir et la frustration, entourant ces flux de financement du développement étant donné leur importance en termes de croissance et de réduction de la pauvreté, ont généré une importante littérature en sciences économiques avec des recommandations de politiques économiques opposées. De manière générale, cette thèse porte sur l’efficacité de l’aide et des autres flux extérieurs de capitaux à promouvoir le développement dans les pays du SUD. Nous proposons dans cette optique une vision transversale de la question d’efficacité du financement extérieur du développement en regroupant au sein d’une même analyse les trois acteurs principaux liés à ce débat : Les pays récipiendaires, les pays donateurs et l’architecture de l’aide, et les économistes - responsables des recommandations de politiques auprès des décideurs.La première partie de cette thèse emploie la méta-analyse pour effectuer une « autopsie » du processus de recherche en analysant les études empiriques effectuées sur l’efficacité des flux externes de capitaux pour le financement du développement, afin de mettre en évidence les limites à l’origine de l’hétérogénéité des résultats obtenus par les économistes et donc les insuffisances des recommandations de politiques économiques issues de leurs travaux.La deuxième partie s’intéresse à l’influence des pays émergents dans l’architecture de l’aide au développement et leur incidence sur la qualité de l’allocation de l’aide et le comportement budgétaire des pays à faibles revenus recevant cette aide. Enfin dans la troisième partie de notre analyse nous présentons de nouvelles évidences empiriques sur l’impact des flux capitaux extérieurs et autres mesures pour le développement. Nous nous attaquons ici à l’une des difficultés majeures des actions en faveur du développement : L’évaluation d’impact des programmes et politiques mis en place. Nous proposons dans ce cadre une méthodologie d’évaluation d’impact macroéconomique que nous appliquons à l’initiative « Pays Moins Avancés » dont nous mesurons l’incidence sur la croissance et la vulnérabilité macroéconomique des pays ayant bénéficié de ce programme sur les trente dernières années.Cette coupe transversale de l’efficacité du financement du développement permet d’aborder cette problématique sous une perspective unique et intuitive.


  • Résumé

    Given the limited ability of many of these countries to raise domestic resources through taxation, external finance is essential to support a multi-year public investment program aimed at developing public capital in infrastructure, health, and education. Thus, governments, aid agencies, and citizens from industrialized countries have often transfer capital flows to those countries to help them follow a sustainable growth and finance their development. The most external financial resources for development included foreign aid, foreign direct investment and workers' remittances. The effectiveness of these external flows to sustain development has long been a hotly contested subject among economists. Hope and frustration surrounding the development finance flows and their ability to promote growth and reduce poverty, generated an important literature with conflicting policies recommendations.The broad subject of this thesis is whether foreign aid and the other External Capital Flows are effective in promoting development. We propose a transversal analysis of the effectiveness of external development financing developed around the three groups concerned by this debate: the recipients, the aid architecture and the actors of development, and the researchers - whose results influence policymakers actions. The first part uses meta-analysis methodology to draw a literature review on external development finance flows with a particular interest on the research processes follow by the empirical studies, in order to explain the conflicting results in the empirical studies. The underlying idea of meta-analysis is to subtract the empirical evidences from authors' characteristics, econometric or methodological choices, to sum up the effective knowledge from existing works. The second part focuses on recent evolutions in aid architecture with the increasing influence of emerging donors. This part of the thesis analyzes the impact of non-DAC donors’ aid allocation on government fiscal choices in recipient countries and on traditional donors' aid allocation.The third part of the thesis proposes new evidences of the impact of external capital flows for development and international measures for development. First, we propose an analysis of the link between development financing and business cycles fluctuations in developing countries. We conclude the thesis by addressing one of the major difficulties in the development assistance, that is assessing the impact of different policies and programs designed to support the less developed countries. We evaluate the impact of Least Developed Country (LDC) status on economic growth and the vulnerability to economic shocks.


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