L'apprentissage du français hors système scolaire au Vietnam : entre langue-culture et langue-instrument
| Auteur / Autrice : | Bao Quoc Nguyen |
| Direction : | Thierry Piot |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences de l'éducation |
| Date : | Soutenance en 2013 |
| Etablissement(s) : | Caen |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Homme, sociétés, risques, territoire (Rouen) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre d'études et de recherche en sciences de l'éducation (Caen ; 1985-2016) |
| Jury : | Président / Présidente : Michel Fabre |
| Examinateurs / Examinatrices : Thierry Piot, Michel Fabre, Thi Ngoc Suong Nguyen, Philippe Mazereau | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Thi Ngoc Suong Nguyen |
Résumé
L'apprentissage du français pour les Vietnamiens comporte une dimension linguistique mais s’inscrit également dans des stratégies d’accès à l’emploi et il est fortement lié à l’histoire entre les 2 pays même si la demande postscolaire d’apprentissage des langues est, aujourd’hui, majoritairement orientée vers l’anglais. Cette demande rencontre, dans le champ de la formation postscolaire, l’offre de deux types d’organismes : les centres de langue et les centres culturels. Ces deux structures sont en concurrence en matière d’apprentissage du français. Paradoxalement, les centres culturels proposant un enseignement avec des locuteurs natifs, des ressources documentaires, etc. Sont moins fréquentés que les centres de langue. Cependant, ils contribuent à la diffusion de la langue française au Vietnam même si l’organisation et le déroulement pédagogique des cours dans les deux types de structure sont différents. Les centres de langues se concentrent uniquement sur les éléments linguistiques : grammaire, vocabulaire, structure de la langue dans la conception des programmes pédagogiques. De leur côté, les centres culturels présentent aux apprenants des éléments linguistiques mais également des connaissances culturelles liées à langue française. Notre travail de recherche a pour but de comprendre les types de motivation pour l’apprentissage du français et les représentations de l’activité d’apprentissage chez les apprenants vietnamiens. Nous faisons l’hypothèse que les représentations d’un apprentissage à visée instrumentale expliqueraient les différences de demande vis-à-vis des deux types de centre. Dans ce contexte, nous interrogeons les conditions de possibilité d’innovations didactiques dans le domaine de l’enseignement des langues.