Nicolas Bouvier ou la recherche d'une "habitation poétique" du monde

par Hervé Guyader

Thèse de doctorat en Langue et littérature françaises

Sous la direction de Marie-Josette Le Han.

Le président du jury était Pierre Dufief.

Le jury était composé de Marie-Josette Le Han, Pierre Dufief, Doris Jakubec, Marie-Anne Macé.

Les rapporteurs étaient Doris Jakubec, Marie-Anne Macé.


  • Résumé

    La lecture de l'œuvre de Nicolas Bouvier nous aide à mieux "habiter le monde", à mieux en apprécier la beauté, le mystère ou la profondeur grâce aux voyages et aux lectures, grâce à la photographie, à la musique et la poésie, grâce au son, au verbe et à l’image. Son écriture, à la fois érotique et musicale, acquiert de ce fait une dimension universelle à laquelle contribuent son humanisme, son écoute attentive du monde, son humilité. Son œuvre entière est un constant retour aux sens, au corps, à la terre, mais il n’en est pas moins fasciné par le mystère et par la relation particulière avec le monde qui est celle des mystiques.L’"habitation poétique", pour Bouvier, est indissociable de l’ "habitation" de l’écriture et de sa quête de "l’unité du monde". "Habiter" l’écriture, pour lui, consiste à tenter de trouver une "unité" toujours fragile, toujours menacée, mais ressentie comme un bien d’autant plus précieux, entre le moi et le monde. Le détail le plus modeste prend chez lui l'allure d'une apparition, d'une "visite". Bouvier reconnaît que "l'exercice de disparition" lui impose de faire disparaître toute trace d'ego, ce qui lui permet de vivre le sacré de l'intérieur et ainsi d'accéder à la poésie, qui n'est jamais vécue par lui comme une conquête.Habiter poétiquement le monde ce serait unir l’obsession du mystère et la quête du sens, le macrocosme et le microcosme, la douleur et la plénitude, le désespoir et la beauté, l’acte de création et l’exercice de disparition, ce serait rechercher inlassablement l’harmonie.

  • Titre traduit

    Nicolas Bouvier and poetry


  • Résumé

    The reading of the work of Nicolas Bouvier helps us better "living world", to better appreciate the beauty, the mystery or depth through travel and readings, thanks to photography, music and poetry, thanks to the sound, to the verb and image. His writing, both erotic and music, thereby acquires a universal dimension to which contribute its humanism, its attentive listening to the world, his humility. His entire work is a constant return to the senses, to the body, to the Earth, but it is no less fascinated by the mystery and the special relationship with the world is that of the mystics.The "poetic habitation", Bouvier, is inseparable from the "habitation" of Scripture and his quest for "the unity of the world. "Live" writing, for him, is to try to find a "unit" still fragile, still threatened, but felt as a good all the more valuable, between the self and the world. The more modest retail takes home the appearance of an appearance of a "visit". Bouvier recognizes "the exercise of disappearance" imposed to remove any trace of ego, which allows him to experience the sacred from the inside and thus access to poetry, which is never experienced by him as a conquest.Poetically inhabit the world would unite obsession with the mystery and the quest for the meaning, the macrocosm and microcosm, pain and fullness, despair and beauty, the Act of creation and the exercise of disappearance, it would search tirelessly harmony.

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