Héritage, patrimonialisation, revitalisation ? : approche ethnologique des transmissions de la langue bretonne en Bretagne (France) éclairées par celles de la langue française en Saskatchewan (Canada), dans les filiations

par Gaëlle Violo

Thèse de doctorat en Ethnologie

Sous la direction de Jean-François Simon.

Soutenue le 09-04-2013

à Brest , dans le cadre de École doctorale Sciences humaines et sociales (Rennes) , en partenariat avec Centre de recherche bretonne et celtique (laboratoire) .

Le président du jury était Ronan Calvez.

Le jury était composé de Ronan Calvez, Laurent Sébastien Fournier, Monica Heller, Alexandra Filhon.

Les rapporteurs étaient Laurent Sébastien Fournier, Monica Heller.


  • Résumé

    Cette thèse traite des transmissions de la langue bretonne en Bretagne (France) éclairées par celles de la langue française en Saskatchewan (Canada), dans les filiations. Dans les deux situations, leurs locuteurs évoluent dans un contexte minoritaire, et la transmission intergénérationnelle n'est plus toujours une évidence. Dans une démarche ethnologique, l'objectif est de comprendre comment les individus s'inscrivent dans une continuité (réelle ou fictive) à partir d'une rupture. Grâce aux discours des informateurs, les représentations des trajectoires intergénérationnelles des deux langues considérées sont précisées et détaillées. Ainsi, plusieurs manières d'envisager les transmissions linguistiques, et par conséquent les origines sont relevées et décryptées. La première s'inscrit dans une logique d'héritage. La langue est perçue comme un objet hérité des générations précédentes, sa pratique s'inscrivant dans la continuité. La deuxième est celle de la patrimonialisation, observable en Bretagne. Les individus revendiquent le breton comme un patrimoine, une « richesse » à préserver. Le lien avec les générations précédentes, devenues des témoins, s'expriment, mais cette fois-ci à partir d'une rupture. Enfin, les langues sont envisagées, notamment pour les institutions qui en ont la gestion, comme des symboles, s'inscrivant dans une troisième logique de transmission, celle de la revitalisation. Le rapport aux origines est modifié et exprimé différemment en Bretagne et en Saskatchewan.


  • Résumé

    This thesis concerns the transmissions of the Breton language in Brittany (France) and the French language in Saskatchewan (Canada), in the descent. In both cases, the speakers of these two languages live in a minority context, and the intergenerational transmission is not any more obvious. In an anthropological approach, the objective is to understand how the individuals are consistent with the continuity, real or fictitious, from a break. To understand the various logics of present linguistic transmissions, the family trajectories of the Breton and the French are described and analysed, from discourses.So, there are many ways to envisage the linguistic transmissions, and by the same their origins in descent are revealed. The first one is in line with inheritance. The language is perceived as an inherited object of the previous generations, its practice joining the continuity. Another one is to do patrimony, remarkable in Brittany. In this case, the individuals claim the Breton as a patrimony, a thing to be protected, carrier of the cultural diversity. They express a link with the previous generations, but from a break. Finally, the languages can be also envisaged, in particular for the institutions which administer it, as symbols : it's the third logic of transmission, the revitalization. The relationship in the origins is modified and expressed itself differently in Brittany and in Saskatchewan.


Il est disponible au sein de la bibliothèque de l'établissement de soutenance.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Bretagne occidentale (Brest). Service commun de documentation Bibliothèque électronique.
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.