De l'emprunt à l'empreinte : les dramaturgies ducharmiennes

par Claire Jaubert

Thèse de doctorat en Littératures française, francophones et comparée

Sous la direction de Marie-Lyne Piccione et de Élisabeth Nardout-Lafarge.


  • Résumé

    Cette thèse se penche sur un pan marginal de l’œuvre de Réjean Ducharme, ses textes de théâtre, en s’appuyant sur les archives que l’écrivain a déposées à Bibliothèque et Archives Canada, à Ottawa, en 1986. Le corpus étudié comprend quatre pièces, deux publiées (Ines Pérée et Inat Tendu, publiée en 1976, et HA ha !..., publiée en 1982) et deux inédites – mais jouées – (Le Cid maghané, écrit en 1967, et Le marquis qui perdit, écrit en 1969) et leurs diverses versions.Le théâtre de Réjean Ducharme peut être divisé en deux « phases » scripturaires qui correspondent à des inflexions d’ordre thématique, pragmatique, poétique, générique et génétique, qui permettent de distinguer deux moments. Le premier, celui de la parodie et de la satire, marque l’entrée au théâtre de l’écrivain, d’ailleurs déjà célébré pour ses romans. La manière par laquelle le dramaturge aborde le théâtre québécois dans ses deux premiers textes, dont le sujet reste emprunté à d’autres (la littérature française pour le Cid maghané et l’histoire du Canada pour Le marquis qui perdit), ne fait pas l’unanimité puisque l’on reproche à l’écrivain d’être trop littéraire et trop prévisiblement parodique par ses références à des modèles du genre. Les deux derniers textes témoignent en revanche d’une interrogation et d’une mise à l’épreuve de la théâtralité, relevées par la critique, qui iront jusqu’au rejet du théâtre comme genre.Cette étude du théâtre de Réjean Ducharme éclaire l’usage que celui-ci fait du genre dramatique à la fois en s’astreignant à respecter certains codes et en se jouant de diverses contraintes; en témoigne, par exemple, l’investissement très singulier du paratexte didascalique de ses pièces. En somme, cette thèse de doctorat vise à faire connaître un corpus moins fréquenté de l’œuvre d’un écrivain reconnu par ailleurs et considéré comme un classique de la littérature québécoise contemporaine, alors même qu’il s’emploie, dans chacune de ses créations, à refuser toute norme, règle ou compromis.

  • Titre traduit

    From loan to imprint : Réjean Ducharme’s dramas


  • Résumé

    This thesis tends to study a marginal side of Réjean Ducharme’s work, his plays, based on the archives the writer deposited to Library and Archives Canada, in Ottawa, in 1986. The examined corpus is composed of four plays, two published (Ines Pérée et Inat Tendu, published in 1976, and HA ha !..., published in 1982) and two unpublished – but performed – (Le Cid maghané, written in 1967, and Le marquis qui perdit, written in 1969), and their various versions.Réjean Ducharme’s theatre can be divided in two phases of writing equaling redirections of thematic, pragmatic, poetic, generic and genetic kinds enabling to distinguish two moments. The first moment is a one of parody and satire, and stamps the already famous novelist’s start in drama. The way the playwright approaches quebecois theatre in his first two texts, which subjects remain borrowed (to french literature for Le Cid maghané and to canadian history for Le marquis qui perdit), fails to win unanimous support as the writer is reproached for being too literary and too predictably parodic with his references to models of its genre. In contrast, the two last plays question and put to the test theatricality, as critic noticed, until refusing theatre as a genre.This study of Réjean Ducharme’s plays enlightens the use of drama he makes, forcing himself to respect some codes and also defying several constraints (the singular investment of stage directions in his plays testifies). In the end, this thesis aims for disclosing a less frequented side of an acclaimed writer’s work, considered as a classic of contemporary Quebec literature, even though he applies himself, in each of his creations, refusing all norms, rules or compromises.


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