L'abbatiale de Baume-les-Messieurs à l'époque romane : histoire d'un chantier.

par Marie-Laure Bassi

Thèse de doctorat en Histoire de l'art

Sous la direction de Philippe Plagnieux.

Soutenue le 02-04-2013

à Besançon , dans le cadre de Ecole doctorale Langages, Espaces, Temps, Sociétés (Besançon) , en partenariat avec Laboratoire des sciences historiques (Besançon) (laboratoire) .

Le président du jury était Christian Sapin.

Le jury était composé de Philippe Plagnieux, Jean-Daniel Morerod, Éliane Vergnolle, Sébastien Bully.

Les rapporteurs étaient Christian Sapin, Jean-Daniel Morerod.


  • Résumé

    Le monastère bénédictin de Baume-les-Messieurs, attesté dans les textes à la fin du IXe siècle, est avec celui de Gigny à l’origine de la fondation de l’abbaye de Cluny. Deux siècles plus tard, Balma figure parmi les plus importants établissements monastiques de l’actuelle Franche-Comté, et son église est considérée dans l’historiographie régionale comme un des édifices phares de la période romane. Pour autant, l’église abbatiale attendait toujours une étude monographique que nous avons souhaité développer par les méthodes, notamment, de l’archéologie du bâti. Les investigations archéologiques réalisées entre 2006 et 2012 ont renouvelé pleinement nos connaissances sur le parti architectural primitif de l'église romane et ont permis d’identifier différentes phases de construction. L’étude du bâti, conjuguée aux résultats de la fouille archéologique du chœur, a révélé une première phase constructive datée du début du XIe siècle qui se caractérise par un parti architectural ambitieux et insoupçonné jusqu’alors, où la monumentalité du chevet s’exprimait par cinq chapelles échelonnées, encadrées de deux puissantes tours de clocher érigées à l’extrémité des bras du transept. Une seconde phase romane est identifiée au moment du voûtement de l’ensemble de la nef. Cette solution est révélatrice des expériences précoces sur le voûtement qui se manifesta dans le Jura et, plus largement, dans la vallée de la Saône, dès les années 1020-1030. Cette seconde campagne de travaux se caractérise également par une recherche de nouveaux effets plastiques des parois extérieures, avec la présence d’un registre de lésènes et d’arcatures aveugles. Les choix constructifs et décoratifs adoptés au cours du XIe siècle pour l’abbatiale Saint-Pierre de Baume, placent l’édifice au cœur de cette nouvelle expression architecturale du « premier art roman » qui se diffusa, de manière plus ou moins concomitante, dans plusieurs foyers à travers l’Europe. La reconstruction d’une vaste église abbatiale à partir du début du XIe siècle traduit également les besoins d’une communauté monastique en pleine expansion et reflète la puissance, au moins temporelle, de l’établissement

  • Titre traduit

    The abbey of Baume-les-Messieurs during the romanesque period : the history of a construction site


  • Résumé

    The Benedictine monastery of Baume-les-Messiers, attested in the textual sources at the end of the ninth century, is, along with Gingy, at the origin of the foundation of the abbey of Cluny. Two centuries later Balma figures among the preeminent monastic establishments in modern day Franche-Comté, and its church appears in the regional historiography as one of the stand out buildings of the Romanesque period. In spite of this, however, until recently the abbatial church still lacked a monographic study of the type that it was our intention to carry out, through the use of methods such as building archaeology. The archaeological investigations carried out between 2006 and 2012 have completely reshaped our understanding of the architectural layout of the earliest phase of the Romanesque church and have allowed us to identify a number construction phases. The study of the upstanding building, allied with the results of the archaeological excavations of the chancel, have revealed an initial phase of construction dateable to the beginning of the 11th century, which is characterised by an ambitious and hitherto unexpected architectural layout, in which the monumentality of the chevet is expressed through a series of five staggered chapels, framed by two imposing bell towers positioned at either extreme of the transept. A second Romanesque phase is discernable at a point in which the nave ensemble undergoes alteration, becoming vaulted. This modification is indicative of the early experimentation with vaulting that came about in the Jura, and more generally in the Saône valley, during the years 1020-1030. This second building campaign is also characterised by a considerable amount of experimentation in new forms of decorative features on the external walls, expressed through the inclusion of a series of lesenes and blind arcades. The architectural and decorative choices adopted throughout the course of the 11th century for the abbatial church of Saint-Pierre of Baume place the building firmly at the forefront of the new architectural expression of early Romanesque art, which was expanding more or less concomitantly, appearing in numerous centres throughout Europe. Moreover, this reconstruction of a large abbatial church from the 11th century onwards, conveys the wishes of a flourishing monastic community and reflects the power, albeit temporary, of the establishment

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Informations

  • Détails : 3 vol. (401, 56, 59 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 323-362

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  • Cote : LET.BESA.2013.006.1
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