L'imaginaire de l'autre : étude et analyse de la réception du chapitre 41 de l'Avataṃsakasūtra en langue de Tangoute, conservé à l'Université de Pékin et à l'Institut des Hautes Etudes chinoises du Collège de France

par Romain Lefebvre

Thèse de doctorat en Etudes Chinoises

Sous la direction de Siyan Jin et de Zhangcan Cheng.

Le jury était composé de Siyan Jin, Zhangcan Cheng, Léon Vandermeersch, Fanwen Li.

Les rapporteurs étaient Léon Vandermeersch, Pierre Marsone.


  • Résumé

    D'origine nomade, ils avaient conquis les territoires du nord-ouest de la Chine, allant d'une partie au sud de la Mongolie Intérieure au nord du Qinghai, à l'ouest du Gansu, la région du Ningxia et une partie ouest du Shaanxi. Une fois installés dans cette vaste région, ils se développèrent rapidement, tant sur le plan culturel que sur le plan économique, et fondèrent en 1038 leur royaume. À partir de cette date, ils créèrent leur propre langue et écriture, en partie à base du chinois classique, et renforcèrent leurs relations avec leurs puissants voisins frontaliers, à savoir : au sud-est de leur territoire les Song du Nord, au nord les Liao, au nord-ouest les Ouïghours et enfin au sud-ouest les tribus Tibétaines. Ils avaient adopté le Bouddhisme en tant que religion d'État et pratiquèrent, avec ferveur, les pratiques bouddhiques. De parts et d'autres du royaume, des grands centres d'activités bouddhistes, ainsi que des temples furent mis en place, afin d'y entreprendre des traductions de volumes du Grand canon bouddhique chinois, qu'ils avaient en partie obtenu des Song du Nord, vers leur propre langue. De ces textes traduits en langue de Xi Xia, de nombreux volumes furent découverts au cours des deux précédents siècles. La recherche sur Xi Xia et ses sources textuelles, notamment bouddhiques, sont autant d'indices de la richesse culturelle et linguistique de cette nation éphémère de la Chine antique, qui a pourtant participé au grand développement des traductions bouddhiques et de l'imprimerie.

  • Titre traduit

    Conceiving the other's thinking : research and analysis on the chapter 41 of the Avatamsakasūtra translated into Xi Xia language, stored at Beijing University and the Institute of advanced chinese studies of the Collège de France


  • Résumé

    As nomadic people, they conquered the northwest territories of China, from south of Inner Mongolia to north of Qinghai, to west of Gansu, all of the region of Ningxia and a west part of Shaanxi. Once they had settled in this vast region, they quickly developed on both economical and cultural aspects, and founded their kingdom in 1038. From this moment, they created their own language and writing system, mostly from the Chinese language, and enhanced their relationships with their mighty neighbors outside their borders, such as North Song dynasty in the southwest part, the Liao in the north part, the Uyghur in the northwest part and the Tibetan tribes in the southwest part. They adopted Buddhism as religion of the State. During all the regencies, they indulged themselves in practicing Buddhist activities. Within the Xi Xia kingdom, many Buddhist centers and temples emerged, from which translations of the Great Buddhist Canon, mostly obtained from North Song Court, were made towards their own language. From these texts written in Xi Xia language, many of them were excavated or just found during the last couple centuries. The research on Xi Xia and its textual resources, Buddhist texts among others, are as much as evidence there should be to reveal the cultural and language wealth of this ephemeral State of ancient China, which however took part in the huge development of translating and printing Buddhist texts.


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