Légereté-pesanteur : trajectoire de sculpture

par Élisabeth Piot

Thèse de doctorat en Arts plastiques

Sous la direction de Ghislaine Vappereau.


  • Résumé

    C'est par le prisme de ma propre pratique de la sculpture que j'aborde le présent essai. Par le biais de matériaux mous, je positionne ma sculpture dans une perspective d'expérience éprouvée en subissant les mêmes contraintes que mon propre corps, qui lui aussi cherche son équilibre et sa position. Sous l'égide de la dialectique de légèreté et de pesanteur, je réinvestis dans mon discours théorique des gestes et des directions au centre de mon propre travail plastique par le biais de termes et de concepts qui me sont familiers. Ces termes, je les éprouve au travers d'une histoire choisie de la sculpture du XXe siècle. J'y perçois une communauté d'attitude, de gestes et de choix devant la forme visant à affirmer sa présence à l'espace et au temps. Dans la première partie, les enjeux de la dichotomie corps et esprit sont approchés par le biais d'une trajectoire entre la sculpture, le regard et le discours portés sur elle. Dans un deuxième temps, j'aborde la question de la présence contre celle de la représentation en analysant la question de la répétition ainsi que les oeuvres qui témoignent du choix de laisser aller ou de laisser faire le propre comportement du matériau. Ces gestes qui impliquent un dessaisissement tendent parfois à décrire ce que c'est de tenir bon et de résister. C'est sur ce paradoxe que s'ouvre la troisième partie dans laquelle est interrogés le processus de mise en oeuvre et sa réactualisation dans la présentation de l'oeuvre. Elle se conclut par l'étude de la notion de présence au sein de la phénoménologie de Merleau-Ponty, en vue de cerner les conditions de l'expérience phénoménologique propre à la sculpture. Cette thèse pense la création de la sculpture et sa perception comme un faisceau de « trajectoires de pesanteurs » [Krauss, 1994].


  • Résumé

    This thesis is approached through the prism of my own practice of sculpture. My sculpture is positioned through soft materials in a perspective of proven experience in undergoing the same constraints as my own body, which also seeks balance and position. Under the auspices of the dialectic of lightness and heaviness, I reinvested in my theoretical discourse gestures and directions as the center of my own artistic work through terms and concepts that are familiar to me. These concepts are experienced through a selected history of the sculpture of the twentieth century. I perceive a community of attitude, gestures and choices to form the aim of its presence in space and time. In the first part, the problem of the mind-body dichotomy is approached through a path between the sculpture, the look and the speech carried on it. On the second part, I address the issue of presence against that of representation by analyzing the question of repetition as well as the work that reflects the choice to let go or let the proper behavior of the material be. These actions which involve a dispossession sometimes tend to describe what it is to hold on and to resist. This paradox opens the third part in which the process of implementing and updating the presentation of the work is questioned. Finally, in order to identify the conditions of the phenomenological experience specific to the sculpture, the work of this thesis concludes with the study of the concept of presence in the phenomenology of Merleau-Ponty. This thesis conceives the creation of the sculpture and its perception as a bundle of "trajectories of gravities" [Krauss, 1994].

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Informations

  • Détails : 1 vol. (305 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 249-256. Index. Notes bibliogr.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Picardie Jules Verne. Bibliothèque universitaire. Section Lettres et Sciences humaines.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : W 12787
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