Thèse soutenue

Impact des traitements antirétroviraux sur le risque de transmission sexuelle du VIH en Afrique Subsaharienne : le cas du Cameroun

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Auteur / Autrice : Gilbert Ndziessi
Direction : Patrizia Carrieri
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Pathologie humaine. Recherche clinique et santé publique
Date : Soutenance le 03/04/2013
Etablissement(s) : Aix-Marseille
Ecole(s) doctorale(s) : École Doctorale Sciences de la vie et de la santé (Marseille)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Sciences économiques et sociales de la santé & traitement de l’information médicale (Marseille) - Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (France ; 1988-2020)
Jury : Président / Présidente : Roch Giorgi
Examinateurs / Examinatrices : Patrizia Carrieri, Roch Giorgi, Nicolas Nagot, Sophie Grabar, Eric Rosenthal, Xavier Duval
Rapporteurs / Rapporteuses : Nicolas Nagot, Sophie Grabar
DOI : 10.70675/8ca060fcze591z427czbdf3z085d7c04054a

Résumé

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Approfondir les connaissances sur l'évolution et les facteurs associés aux comportements sexuels chez les PVVIH exposées aux traitements antirétroviraux en Afrique subsaharienne. Données collectées dans le cadre d'un essai randomisé conduit dans neuf hôpitaux de district ruraux au Cameroun. 459 PVVIH éligibles au traitement inclus et suivis sur 24 mois. Régression logistique à effets mixtes utilisée pour analyser les facteurs associés aux différentes variables réponses étudiées.La proportion des patients sexuellement actifs augmente de 32% à l'inclusion à 56% après 24 mois de traitement. Une augmentation supplémentaire du temps depuis l'initiation du traitement de 6 mois augmente de 30% de la probabilité de déclarer une activité sexuelle sous ARV. Proportion des patients ayant des comportements sexuels à risque (CSR) baisse significativement de 76% à l'inclusion à 66% au 24e mois, les patients obervants au traitement étaient moins susceptibles de rapporter les CSR. La proportion des patients susceptibles de transmettre le VIH par voie sexuelle (STVIH) baisse de 76% à l'inclusion à 27% après 24 mois de traitement ARV. Une augmentation du temps depuis l'initiation du traitement de 6 mois réduit de 66% la STVIH. Mes travaux montrent un impact positif des ARV sur l'activité sexuelle des PVVIH, les CSR et la STVIH, suggérant un effet positif de l'exposition des PVVIH aux traitements ARV sur la prévention de la transmission sexuelle du VIH. Mais, le risque potentiel de transmission du VIH persiste nécessitant le renforcement des interventions de réduction des risques dans les programmes d'accès aux ARV.