Analyse du capital social : expériences des personnes vivant avec le VIH

par Ange Niama

Thèse de doctorat en Pathologie humaine. Recherche clinique et santé publique

Sous la direction de Jean Delmont et de Nicolas Tanti-Hardouin.

Soutenue le 15-02-2013

à Aix-Marseille , dans le cadre de Ecole Doctorale Sciences de la Vie et de la Santé (Marseille) , en partenariat avec Laboratoire de santé publique (Marseille) (laboratoire) .

Le président du jury était Roland Sambuc.

Le jury était composé de Jean Delmont, Nicolas Tanti-Hardouin, Roland Sambuc, Eric Gruenais, Michel Lamure, Rommel Mendes-Leite.

Les rapporteurs étaient Eric Gruenais, Michel Lamure.


  • Résumé

    L‟analyse des expériences vécues par les personnes vivant le VIH offre une meilleure compréhension de la manière de vivre de celles-ci et du poids de la maladie qui touche simultanément les dimensions physiques, affectives, sociales et économiques des personnes directement ou indirectement concernées.La perte d‟utilité sociale à cause des stigmates, des exclusions et de la souffrance dus aux effets des traitements ou de la maladie constitue un coût dont les effets sur les trajectoires de maladie se traduisent par une régression de la qualité de vie des personnes séropositives. Le VIH, marqueur de la vulnérabilité du capital santé, du capital économique et du capital social, implique des efforts de gestion par les personnes atteintes, des contraintes de ressources pour faire face aux difficultés liées à la maladie. Dans cette situation, le capital social s‟impose comme alternative d‟investissement pour améliorer la qualité de vie avec le VIH.L‟objectif de ce travail est donc d‟étudier à travers l‟analyse des cas des personnes séropositives au VIH, leur investissement dans le capital social pour répondre aux exigences imposées par une vie avec une maladie chronique, stigmatisante, précarisante et transmissible.La méthodologie utilisée est une série de deux enquêtes (d‟un an d‟intervalle entre juin 2010 et décembre 2011) par entretiens approfondis auprès de trente personnes séropositives, habitant la ville de Marseille et ayant volontairement accepté de participer à l‟étude.La définition du capital social adoptée est celle de la théorie de l‟économie générale des pratiques de Pierre Bourdieu qui explique les actions et les intérêts des individus. Tout ceci, sans exclure la portée analytique de ce concept en santé publique sous ses trois formes à savoir le bonding, le bridging et le linking respectivement pour le soutien social, l‟appui ou la participation communautaire et l‟intervention institutionnelle. Le cadre conceptuel retenu, est le plus à même d‟être en cohérence avec la définition choisie. C'est-à-dire la théorie des functionnings et capabilities d'Amartya SEN qui montre les conditions d'analyse et d'optimalisation du bien-être général à partir de l'autonomie fonctionnelle du malade et la liberté de ce dernier de choisir ses modes de vie pour le gain de son utilité sociale.Les résultats de cette recherche montrent les traits originaux de l‟expérience individuelle avec le VIH. Ils vérifient l‟hypothèse selon laquelle le choc de l‟annonce de la séropositivité a été vécu comme la mort en sursis avec remise en cause toute idée de construire un projet d‟avenir pour les personnes infectées avant les années 1996 à cause de l‟absence des thérapies efficaces. En outre, ce travail soutient que les inégalités sociales et les difficultés vécues par les personnes séropositives sont en partie dues à la reproduction des facteurs de précarisation issus de leur milieu de vie dans l‟enfance. Ensuite, l‟investissement dans le capital social comme stratégie mise en oeuvre pour vivre normalement avec le VIH, bien que variant selon les ressources de chacun, constitue une option efficace d‟accès aux soins, à l‟information et à la prévention, tout en contribuant à l‟amélioration de la qualité de vie des personnes infectées.


  • Résumé

    The analysis of the experiences of people living HIV provides a better understanding of the way of living of the weight of the disease affecting at the same time the dimensions physical, emotional, social and economic of the persons directly or indirectly concerned.The loss of social utility because of the stigma, the exclusions and suffering due to the effects of the treatments or disease is a cost which the effects on the trajectories of disease result in a regression of the quality of life of people living with HIV. HIV, marker of the vulnerability of the capital health, social capital and economic capital, involves management efforts by individuals, constraints of resources to deal with the difficulties associated with the disease. In this situation, social capital is required as an alternative investment to improve the quality of life with HIV.The objective of this work is therefore to study through the analysis of the cases of HIV-positive people to HIV, their investment in the share capital to meet the requirements imposed by a life with a chronic illness, stigma, precarisante and communicable.The methodology used is a series of two surveys (one year interval between June 2010 and December 2011) by extensive interviews with thirty HIV-positive people, who live in the city of Marseille and who voluntarily agreed to participate in the study.The definition of social capital is that of the theory of Pierre Bourdieu practices general economy that explains the actions and interests of individuals. All this, without excluding the analytical scope of this concept in public health in its three forms namely the bonding, the bridging and linking respectively for social support, support or community participation and institutional intervention. The conceptual framework chosen, is the most likely to be in line with the chosen definition. That is the theory of functionnings and capabilities of Amartya SEN that shows conditions analysis and optimization of well-being from the functional autonomy of the patient and the freedom of the latter to choose its modes of life to gain its social usefulness.The results of this research show the original features of the individual experience with HIV. They verify the hypothesis that the shock of the announcement of seropositivity was experienced as death in conditional release in question any idea to build a project for the future for those infected before the 1996 because of the lack of effective therapies.In addition, this work supports social inequalities and the difficulties experienced by the HIV-positive are partly due to the reproduction of from insecure factors of the living environment in childhood. Second, investment in social capital as strategy implementation to live normally with HIV, although depending on the resources, is an effective option of access to care, education and prevention, while contributing to the improvement of the quality of life of infected people.

Autre version

Cette thèse a donné lieu à une publication

Analyse du capital social : expériences des personnes vivant avec le VIH


Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse\u00a0?

  • Bibliothèque : Université d'Aix-Marseille. Service commun de la documentation. Bibliothèque électronique.
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Consulter en bibliothèque

Cette thèse a donné lieu à une publication

Informations

  • Sous le titre : Analyse du capital social : expériences des personnes vivant avec le VIH
  • Détails : 1 vol.(259 f.)
  • Annexes : Bibliogr. 84 réf.
La version de soutenance de cette thèse existe aussi sous forme papier.

Où se trouve cette thèse\u00a0?

Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.