Routes et jardins : les cimetières britanniques de la Grande Guerre sur le front ouest

par Frank Rambert

Thèse de doctorat en Architecture

Sous la direction de Philippe Potié.


  • Résumé

    1914-1918. Pendant toute la durée de la guerre, les Britanniques ont établi le long de la ligne de front des cimetières qui ont été maintenus là où ils ont été implantés. Il y en a 967 qui dessinent encore la ligne de front aujourd'hui disparue. Ces cimetières sont tous différents par leur dessin mais tous semblables parce que constitués des mêmes éléments. Clos par une murette, il y a une croix et s'ils sont suffisamment grands, une grande pierre et un abri pour les visiteurs. Il y a une stèle pour chaque soldats, toutes identiques quelques soient les nationalités, les classes sociales, les religions, les grades. Un gazon, des fleurs, des arbres font de ces cimetières comme des jardins clos au milieu de la campagne. Comme jardins, ils sont à l'image de l'Angleterre, ils sont comme autant d'ambassades qui marquent et prennent possession d'un territoire qui n'est pas le leur. Par cela ils marquent la conquête d'un territoire. Comme lieux de sépultures maintenus et marqués d'autant de stèles qu'il y a de soldats morts, par la conservation des corps, ils assurent la conservation d'un territoire de guerre qui eut disparu sans ce geste d'appropriation. Ainsi ces jardins clos apparaissent comme autant d'empreintes sur une terre étrangère. Empreinte par leur dissémination, par leurs ressemblances, parce qu'ils sont issus d'un même moule à l'image de l'ile mère. Nous évoluons sur une terre marquée d’empreintes ; de celles enfouies, laissées par la guerre, à celles révélées des cimetières et nous voulons savoir comment cela fabrique le territoire de l’homme. L’homme marque ses territoires avec la conscience que ces choses lui survivront et que c’est cela qu’il désire

  • Titre traduit

    Roads and gardens, the british cemeteries of the great war on the western front


  • Résumé

    1914-1918. During all the duration of the war, the British established along the frontline cemeteries which were maintained where they were implanted. There is 967 who still draw the frontline today disappeared. These cemeteries are all various by their drawing but all the same because constituted by the same elements. Closed by a rubber wall, there is a cross and if they are big enough, a Great Stone and a shelter for the visitors. There is a headstone for every soldiers, all the same wherever are the nationalities, the social classes, the religions, the ranks. A lawn, flowers, trees make of these cemeteries as closed gardens in the countryside. As gardens, they are just like England, they are as so many embassies which stand out and take up a territory which is not theirs. By this they mark the conquest of a territory. As burial places maintained and marked with so many headstones as there is of dead soldiers, by the preservation of bodies, they insure the preservation of a war territory which had disappeared without this gesture of appropriation. So these closed gardens appear as so many imprints on a foreign ground. Printed by their scattering, by their resemblances, because they arise from the same mould just like the ile mother. We evolve on an earth marked with imprints; of those buried, left by the war, to those revealed by cemeteries and we want to know how it make the territory of the man. The man marks his territories with the consciousness that these things will survive him and that it is it that he wishes

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  • Détails : 1 vol.(340 p.)
  • Annexes : Bibliogr. : p. 312-315. Notes bibliogr.

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