Ferdinando I de Médicis (1587-1609) et les Offices : Création et fonctionnement de la Galleria Dei Lavori

par Fanny Kieffer

Thèse de doctorat en Histoire de l'Art

Sous la direction de Maurice Brock.

Soutenue le 15-06-2012

à Tours , dans le cadre de École doctorale Sciences de l'homme et de la société (Tours) , en partenariat avec Centre d'études supérieures de la Renaissance (Tours) (équipe de recherche) .

Le président du jury était Philippe Morel.

Le jury était composé de Claudia Conforti, Rafael Mandressi, Alfredo Perifano.


  • Résumé

    Les Offices, monument emblématique de la Renaissance florentine, restent, malgré leur célébrité, encore curieusement méconnus. Considérés comme l’ancêtre des musées européens, ils sont construits par Giorgio Vasari pour accueillir les magistratures de Cosimo I, puis partiellement transformés en galerie par Francesco I. Si la présence d’ateliers d’artistes y est attestée dès 1586, on sait peu de choses sur leur nature et rien sur leur organisation ou leur raison d’être. Fondée sur le dépouillement systématique des archives florentines, notre thèse se propose de retracer l’histoire des ateliers des Offices sous le règne de Ferdinando 1(1587-1609). L’étude combinée des documents, des plans inédits et des oeuvres conservées nous a permis de reconstituer la structure et le fonctionnement des Offices. Grâce à ces sources, nous avons défini et expliqué l’emplacement des ateliers d’artistes et de savants dans le bâtiment, qui était auparavant inconnu : nous avons ainsi pu déterminer plusieurs pôles d’activités, répartis dans tout le bâtiment. En effet, comme dans la ville, les ateliers sont placés, selon leur discipline, dans des quartiers bien distincts. L’identité de ces artistes et savants, ainsi que leurs conditions de travail, ont été établis à l’aide d’une documentation administrative complexe. Nous avons également examiné leur production: objets d’art, remèdes pharmacologiques et instruments scientifiques se caractérisent tous par leur innovation technique. Cette production est en grande partie employée à servir les intérêts politiques du grand-duc, puisqu’elle est envoyée à travers toute l’Europe comme cadeaux attestant du prestige médicéen. Le succès de cette politique provoque d’ailleurs une certaine émulation auprès des cours européennes. En examinant les cas de Pesaro, de Prague et de Paris, au Louvre, nous montrons que les princes européens cherchent à importer le modèle des Offices, en l’adaptant à leurs propres intérêts.

  • Titre traduit

    Ferdinando I di Medici (1587-1609) and the Uffizi : Creation and working of the Galleria dei lavori


  • Résumé

    The Uffizi, emblematic monument of the Florentine Renaissance, are still, in spite of their fame, oddly unknown. Considered as the ancestor of the European museums, they were built by Giorgio Vasari to cater for Cosimo I’s public offices, then were partly transformed into a gallery by Francesco I. Even if the presence of workshops is attested ever since 1586, very few about their nature and nothing about their organisation or their purpose is known. Our thesis, based on a comprehensive assimilation of the Florentine archives, intends to recount the history of the Uffizi workshops during Ferdinando I’s reign (1587-1609). The combined study of the documents, the unpublished maps and of the preserved pieces, has enabled us to piece together again the structure and the functioning of the Uffizi. Thanks to these sources, we have defined and explained the location of the artists’ workshops and of scientists inside the building which was unknown before : so we could determine several functional skill areas shared out through the whole building. Indeed, as in town, die workshops are located, depending on their discipline, in separate districts. The identity of these artists and scientists as well as their working conditions, have been set up thanks to a complicated administrative documentation. We have also looked over their production : art objects, pharmacological medicines and scientific instruments are all characterised by their technical innovation. This production is to a great part used to serve die grand-duke’s politica interests because it is sent throughout all Europe as gifts showing the Medicean prestige. The success of this policy causes moreover some emulation in the European courts. By studying Pesaro’s case, in Prague and Paris, we show that die European princes try to introduce the example of die Uffizi, adapting it in their own interests.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université François Rabelais. Service commun de la documentation. Bibliothèque de ressources en ligne.
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.