Le monde de l'enfance chez Jabbar Yassin Hussin et l'écriture de la vie chez Annie Ernaux.

par Mohammed Nadhem M. Jawad (Nadhem Mohammed Jawad)

Thèse de doctorat en Littératures Comparées

Sous la direction de Daniel Leuwers.

Soutenue le 02-03-2012

à Tours , dans le cadre de École doctorale Sciences de l'homme et de la société (Tours) , en partenariat avec Interactions culturelles et discursives (équipe de recherche) .

Le président du jury était Hélène Stafford.

Le jury était composé de Jean-Louis Meunier.

Les rapporteurs étaient Teofilo Sanz.


  • Résumé

    Deux auteurs sont présents dans mon travail : l'écrivaine française Annie Ernaux et l'écrivain irakien Jabbar Yassin Hussin, ce sont les deux piliers sur lesquels se base mon analyse. C'est la condition de la femme qui s'impose fortement dans les écrits d'Annie Emaux où le féminisme atteint un degré maximal et où se croisent deux facteurs : L'inégalité des rôles entre la femme et l'homme, d'un côté, et d'un autre côté l'injustice masculine pratiquée sur les femmes par les hommes ainsi que par la société. Ce travail présente le visage semi-caché de l'auteure française où se mêlent l'enfance et l'intime, l'avortement et la mort, la relation conflictuelle des parents et leur amour. L'écriture chez elle est une pratique qui lui permet de relire sa vie passée pour en déduire les douleurs possibles. Cette même pratique d'écriture permet à l'écrivain irakien de retrouver l'enfant perdu qui vit dans son intérieur. Cet enfant autobiographique pousse Jabbar Yassin Hussin à relire son pays, dont il ne cesse de boire l'eau et de sentir l'air, pour guérir sa douleur du dépaysement. Notre étude montre donc que l'écriture exprime une cicatrice transcendée. Les deux auteurs expriment et s'expriment à partir d'un enfant qui leur semble à la fois étrange et familier, mais en vérité autobiographique. Annie Emaux écrit et dissèque une enfance vécue tandis que Jabbar Yassin Hussin explore une enfance perdue. Les deux écrivains sont proche l'un à l'autre au stade de la perte, l'écrivaine française cherche à cicatriser ses blessures de femme blessée et (( gelée ». L'irakien vise à remédier à la perte de son pays.Les deux auteurs cherchent, d'abord, à effacer les traces de cette perte et tiennent, ensuite, à réécrire des nouveaux traits de leur vie où la perte se transforme en mots. Annie Emaux raconte ses années à partir d'une mémoire riche et illustre ces années par des photos où apparaît d'abord une petite fille, puis une femme et finalement une vieille dame qui cherche à saisir le dernier fil d'espoir de son existence : l'écriture.Jabbar Yassin Hussin cherche, quant à lui, à raconter l'Irak, son pays d'origine, où l'enfant (auteur et narrateur) a passé des débuts d'existence tranquille et pour retrouver, de nouveau, beaucoup plus tard cette tranquillité première ; il prend l'écriture comme une solution indispensable et invulnérable. Notre étude se base donc sur trois notions : l'enfance, l'autobiographie et l'écriture comme solution pour échapper à une perte essentielle et existentielle chez nos deux auteurs.

  • Titre traduit

    The world of chilhood for Jabbar Yassin Hussin and the writing of life for Annie Ernaux


  • Résumé

    The two authors that presents my work are: the French writer Annie Emaux and the Iraqi writer Jabbar Yassin Hussin, they are the Two pillars which an: my analyses based on. It is the condition of the woman which imposes itself strongly in Annie Emaux's writings where the feminism reach a maximum degree and where two factors are intersects: inequality of roles between the women and man, in one side, and In the other side the male injustice which is practice on the woman from the men and also from the society. This work presents the semi hidden face of the French author where the childhood and intimacy, abortion and death, conflictual relations of parents and their love, are mixed. The writing for her is a practice which permits to her to re read her past life in order to reduce possible pains. It is the same writing practice which permits to the Iraqi writer to re find the lost child who is living inside him. This autobiographical child push Jabbar Yassin Hussin to re read his country which he could not stop himself from drinking from its water and breathing its air to heal his pain of exile. So our study shows that the writing express of an oppressive scar. The two writers expressed themselves through a child who seems to them strange and familiar at the same time, but he is in reality autobiographical. Annie Emaux writes and dissects living childhood while Jabbar Yassin Hussin is exploring a lost childhood. The two writers are close to each other on the field of loss. the French writer is searching for dressing her wound as an injury and «frozen woman". The Iraqi one seeks to therapy his lost of his country. The two authors search at the beginning to erasure the traces of that loss and trying to re-write a new features of their life where the loss is transformed in words. Annie Emaux tells her years through a rich memory and she illustrate these years by pictures where firstly a small girl appears then a woman and finally an old lady who is look for holding the last hope thread of her existence: the writing. Jabbar Yassin Hussin search for narrating Iraq, bis origin country, where the child (author and narrator) spend the beginning of his tranquility existing and to re-find, once again, Later that first tranquility; he takes the writing as an indispensable and an invulnerable solution. Our study is based on three notions: the childhood, the autobiography and the writing as a solution to escape from the essential and existential loss for our two authors.


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