Régulation de la symbiose endomycorhizienne par le phosphate

par Coline Balzergue

Thèse de doctorat en Interactions plantes-microorganismes

Sous la direction de Soizic Rochange et de Guillaume Bécard.

Soutenue en 2012

à Toulouse 3 .


  • Résumé

    La majorité des plantes terrestres forme une symbiose racinaire avec des champignons mycorhiziens à arbuscules. Une forte fertilisation phosphatée est capable d'inhiber très fortement la mycorhization avant même l'attachement du champignon à l'épiderme racinaire. Cette inhibition reliée aux teneurs en phosphate (P) dans les parties aériennes fait intervenir une signalisation systémique. Parmi les mécanismes régulateurs hypothétiques, la part des exsudats racinaires en particulier des strigolactones a été étudiée. Nous concluons que des mécanismes additionnels au niveau de la racine elle-même doivent exister. De plus, nos résultats indiquent que le P n'influence pas les oscillations calciques mesurées dans les racines suite au contact du champignon (ou à la perception d'exsudats fongiques). Enfin, nous montrons que le P affecte l'expression de gènes végétaux connus comme normalement induits en réponse à des signaux symbiotiques, indiquant que le P pourrait modifier la capacité des plantes à répondre correctement à la présence du champignon symbiotique.

  • Titre traduit

    Regulation of endomycorrhizal symbiosis by phosphate


  • Résumé

    Most plants form root symbioses with arbuscular mycorrhizal (AM) fungi. High phosphate fertilization strongly inhibits the establishment of this symbiosis, prior to the attachment of fungal hyphae to the root epidermis. This inhibition is linked to shoot phosphate contents and involves a systemic regulation. Among hypothetical regulatory mechanisms, the importance of root exudates and particularly strigolactones was investigated. We conclude that additional regulatory mechanisms likely exist at the level of the root itself. Moreover, our results indicate that P does not influence calcium-spiking responses measured in root cells upon contact with fungal hyphae (or after treatment with fungal exudates). Finally, we show that P affects the expression of plant genes known to be induced in response to symbiotic signals, indicating that P could alter the plant's ability to respond to the presence of the symbiotic fungus.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (143 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 116-143. Annexes

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  • Bibliothèque : Université Paul Sabatier. Bibliothèque universitaire de sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 2012 TOU3 0233
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