La micro finance en Guinée : articulations entre finance formelle et informelle et lutte contre la pauvreté au Fouta Djalon

par Alpha Amadou Bah

Thèse de doctorat en Etudes rurales en science du développement

Sous la direction de Catherine Baron et de Alain Bonnassieux.

Soutenue le 02-03-2012

à Toulouse 2 , dans le cadre de École doctorale Temps, Espaces, Sociétés, Cultures (Toulouse) , en partenariat avec Dynamiques rurales (Toulouse) (laboratoire) .

Le jury était composé de Bernard Charlery de La Masselière, François Doligez.

Les rapporteurs étaient Alain Sauviat, Isabelle Guérin.


  • Résumé

    Cette recherche qui porte sur la micro finance a comme zone d’étude la Moyenne Guinée ou Fouta Djallon, une des quatre régions naturelles de la Guinée. L’objectif principal est d’analyser la façon dont la micro finance contribue à articuler la finance formelle (banques) et la finance informelle (tontines, banques villageoises, etc.) pour fournir des services financiers durables en milieu rural et d’étudier son incidence sur la lutte contre la pauvreté. Tant au plan régional (Afrique de l’Ouest) qu’au plan national guinéen, nous avons souligné que les différents secteurs financiers fonctionnent dans un contexte de cloisonnement relativement souple. Le secteur de la micro finance, le dernier né des secteurs financiers, constitue aujourd’hui une alternative forte dans la collecte de l’épargne et le financement des activités locales à travers des mécanismes novateurs établis essentiellement sur la base de la proximité avec les populations locales. Pourtant, nous montrons comment deux visions de la micro finance continuent à s’affronter : l’une sociale, fondée sur le bon vouloir des donateurs, donc fortement dépendante des bailleurs de fonds; l’autre, commerciale, institutionnelle, fondée sur la volonté de construire une véritable autonomie fonctionnelle de l’IMF, à la fois aux plans, technique, financier et humain. Par ailleurs, nous avons montré comment le débat sur le lien entre micro finance et pauvreté n’est pas encore tranché, tant les impacts sur le terrain interpellent les chercheurs et les bailleurs de fonds sur l’efficacité de la micro finance comme outil de réduction effective de la pauvreté. La question demeure de voir comment la micro finance peut être un élément de décloisonnement à travers une articulation entre finance formelle et finance informelle. Pour répondre à cette question, nous avons identifié deux arguments qui constituent les deux parties de la thèse. La première partie expose la diversité des modes de financement en Afrique de l’Ouest, fait le lien entre micro finance et pauvreté, en reprenant les débats théoriques qui continuent à s’affronter sur cette question et présente la problématique de l’articulation entre services financiers comme solution de décloisonnement et d’amélioration de la fourniture des dits services. La deuxième partie montre des exemples empiriques d’articulation entre banque, micro finance et finance informelle à travers les pratiques des usagers et formule quelques préoccupations sur le devenir de cette activité dans la région.

  • Titre traduit

    Micro-finance in Guinea : articulations between formal and informal finance and fight against poverty in Fouta Djalon


  • Résumé

    This research focusing on micro finance covers the Middle Guinea area or Fouta Djalon, one of the four natural regions of Guinea. The main objective is to review how micro finance helps to articulate formal finance (banks) and informal finance (tontines, village banks, etc.) in order to provide sustainable financial services in rural areas and to examine the effect on the fight against poverty. At both regional (West Africa) and national levels (Guinea), we noted that the various financial sectors operate in a relatively flexible partitioned context. The micro finance sector, the latest financial sector, is now a strong alternative in the collection of savings and financing of local activities through innovative mechanisms established mainly on the basis of the proximity to local populations. However, we have shown how two visions of micro finance are continuing to compete: the social one, based on the goodwill of donors, so heavily dependent on donors; and the other, commercial, institutional one, based on the willingness to build a real functional autonomy of the MFI technically, financially and in human terms. In addition, we have shown how the debate on the relationship between micro finance and poverty is not yet settled, as the impact on the field is challenging for researchers and funders regarding the effectiveness of micro finance as a tool for effective poverty reduction. The question remains how micro finance can be an element of de-partitioning through an articulation between formal finance and informal finance. To answer this question, we identified two arguments which are the two parts of the thesis. The first part outlines the diversity of modes of financing in West Africa, articulating the link between micro finance and poverty, repeating the theoretical debates that continue to clash on this issue, and presents the challenge in articulating financial services as a solution for breaking down barriers and improving the provision of such services. The second part shows empirical examples of nexus between banking, micro finance and informal finance through the practices of users, but states some concerns about the future of this activity in the region.


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Cette thèse a donné lieu à une publication en 2012 par [l'auteur]

La micro finance en Guinée : articulations entre finance formelle et informelle et lutte contre la pauvreté au Fouta Djalon


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