De la vidéoprojection à la vidéosurveillance : une étude sur l'acceptabilité sociale de la caméra

par Murielle Ory

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Patrick Watier.

Le président du jury était Roland Pfefferkorn.

Les rapporteurs étaient Eric Heilmann, Michalis Lianos.


  • Résumé

    Des élus politiques, des membres des forces de l’ordre et des citoyens s’opposent sur la question du bien fondé de l’utilisation de la vidéosurveillance en milieu urbain lorsqu’on la met au service de la gestion de la sécurité. Si les uns voient dans l’installation de ces systèmes un danger pour les libertés fondamentales du citoyen, les autres considèrent que l’usage de la vidéosurveillance se justifie par la pression de l’insécurité. Il s’agit dans cette recherche de présenter les argumentaires des partisans et des détracteurs de la vidéosurveillance en distinguant les éléments divergents ou contradictoires du débat public sur ces dispositifs. Je me penche d’autre part sur la réception de ces systèmes par une population d’enquêtés strasbourgeois. L’analyse des discours recueillis permet à la fois de mettre en lumière des systèmes de représentations et de croyances concernant la surveillance vidéo de la ville dans laquelle ces vidéosurveillés vivent et agissent quotidiennement et de dégager les éléments qui entrent en considération lorsqu’un acteur formule une appréciation individuelle sur la légitimité de la vidéosurveillance. On verra que le type d’impression que provoque la caméra sur celui qui la perçoit n’est jamais constant mais qu’il varie selon la construction de la figure du vidéosurveillant, avec la nature du lieu dans lequel l’expérience de la vidéosurveillance est vécue mais aussi en fonction de la valeur attribuée à l’image du corps dans les différents espaces filmés.

  • Titre traduit

    From video protection to video surveillance : a study on the social acceptability of the camera


  • Résumé

    Elected representatives, members of the police and citizens are at odds concerning the appropriateness of using video surveillance (closed-circuit television) in towns for security management purposes. Some see the implementation of these systems as a danger for the fundamental freedoms of citizens, while others consider that the use of video surveillance can be justified by the pressure of insecurity. The point of this research is to present the arguments of the supporters and critics of video surveillance by distinguishing the divergent and contradictory factors of the public debate on these devices. Furthermore, I focus on the reception of these systems by the people from Strasbourg, I have interviewed. Not only does the analysis of the gathered speeches highlight systems of representation and belief, relative to the video surveillance of the town in which the video-monitored people live and behave, on a daily basis, but it also reveals the factors to be taken into account when a person formulates an individual judgement on the legitimacy of video surveillance. We will see that the type of impression the camera provokes on the person who perceives it, is never constant, and varies according to the construction of the character/behaviour of the video surveillance operator, to the nature of the place in which the video surveillance experience is carried out, and also according to the value attributed to the image of the body, in the different filmed places.

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