Etude du malaise dans les échanges communicatifs chez les apprenants coréens et japonais en situations d’apprentissage du français langue étrangère en France
| Auteur / Autrice : | Ji-Eun Lee |
| Direction : | Laurent Masegeta Kashema Bin Muzigwa |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences du langage |
| Date : | Soutenance le 26/10/2012 |
| Etablissement(s) : | Strasbourg |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale des Humanités (Strasbourg ; 2009-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Linguistique, langues, parole (Strasbourg) |
| Jury : | Président / Présidente : Gerald Schlemminger |
| Examinateurs / Examinatrices : Jacques Montredon | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Andrée Chauvin-Vileno | |
| DOI : | 10.70675/6e77bb4eze6ffz40edz9a62zf5cf31ecf453 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Malgré l’hétérogénéité qu’une classe de FLE peut représenter, il existe un élément communément partagé par les apprenants coréens et japonais et ce, quels que soient le niveau, leur spécialité d’études ou encore la durée de leur séjour en France, à savoir le sentiment de ne pas bien ou suffisamment bien parler le français. Ce constat et l’insécurité qu’il occasionne sont souvent basés sur des critères subjectifs, découlant de l’idée associée à un type de français idéalisé ainsi que de l’objectif d’apprentissage qu’ils sont censés atteindre. Mais cette dépréciation et l’auto-dépréciation qu’elle entraîne quant à leur niveau de français peuvent également être engendrées par les attitudes des locuteurs autochtones qui leur font ressentir leur lacune, ceci pouvant finir au demeurant, par un sentiment de malaise à des degrés plus ou moins variés, notamment selon leur vécu communicatif avec ces derniers. A partir du moment où leurs expériences communicatives sont marquées par un jugement dépréciatif répétitif à l’égard de leur français, l’auto-dépréciation renforcée par une hétéro-dépréciation finit par générer un malaise certain qui se transforme peu à peu en une sorte d’agent défavorisant qui tirerait sa force d’un apprentissage du français aux résultats contestés. Même si les deux publics partagent une attitude linguistique dépréciative, des normes communicationnelles ou encore un dispositif linguistique semblables, les enquêtes dévoilent que les caractéristiques du malaise ressenti par les apprenants coréens ne sont pas toujours similaires à celles des apprenants japonais, puisque leurs français n’est pas appréhendé de la même manière par les interlocuteurs autochtones français.