Walter Benjamin et la sécularisation

par Ryohei Kageura

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Gérard Bensussan.

Soutenue le 27-02-2012

à Strasbourg , dans le cadre de École doctorale Humanités (Strasbourg) , en partenariat avec Centre de recherches en philosophie allemande et contemporaine (Strasbourg) (équipe de recherche) .

Les rapporteurs étaient Gérard Raulet, Arno Munster.


  • Résumé

    Cette thèse de doctorat fournit une lecture cohérente de la théorie de l’art et de la théorie politique de Walter Benjamin, et elle montre que son idée de sécularisation est décisive. Par la lecture de Critique de la violence, le premier chapitre clarifie la méta-physique du droit selon laquelle dans la modernité, le droit est dialectiquement produit par la violence. Cette production s’appuie sur la sacralisation de la vie en tant que transfert du théologique dans la politique. Ce que veut Benjamin est la rupture de la dialectique de droit et de violence. Il clarifie que toute violence est hantée par sa dissolution lors de son exercice. Le second chapitre clarifie l’indissociabilité de la question du droit et de la question de l’art ou du langage chez Benjamin : dans la modernité, le langage ou l’œuvre d’art devient indissociable de la connaissance, laquelle est le jugement selon une loi extérieure. En refusant la sacralisation romantique de l’œuvre d’art, Benjamin trouve dans le Trauerspiel ce qui finit la dialectique du droit et de la violence. La sécularisation est alors redéfini comme l’exclusion absolue du théologique de la politique. Le troisième chapitre clarifie la vue de Benjamin sur le double mouvement de la modernité : le transfert du théologique dans la politique et l’exclusion du théologique de la politique. Ce que clarifie Benjamin est que l’œuvre d’art moderne est de nature à favoriser cette exclusion et à rendre le transcendant à sa place transcendante. La postmodernité sans le transcendant permet de rencontrer avec le transcendant en tant que l’autre.

  • Titre traduit

    Walter Benjamin and the secularisation


  • Résumé

    This doctoral thesis gives a coherent reading of the theory of art and the political theory of Walter Benjamin, and it shows his idea of secularization is decisive. By reading of Critique of the violence, the first chapter clarifies the meta-physics of the right according to which in the modernity, the right is dialectically produced by the violence. This production is based on the sacralisation of the life as transfer of the theological to the politics. What Benjamin wants is the rupture of dialectic of right and violence. He clarifies all the violence is haunted by its dissolution during its exercise. The second chapter clarifies the indissociability of the question of right and the question of art or language in Benjamin : in the modernity, the language or the art work becomes indissociable from the knowledge, which is the judgment by a exterior law. Refusing the romantic sacralisation of the art work, Benjamin finds in the Trauerspiel what ends the dialectic of right and violence. The secularization is then redefined as absolute exclusion of the theological from the politics. The third chapter clarifies Benjamin’s sight on the double movement of the modernity: the transfer of the theological in the politics and the exclusion of the theological from the politics. What Benjamin clarifies is that the modern art work is likely to favour this exclusion and give the transcendent back to its transcendent place. The postmodernity without the transcendent permits to meet the transcendent as the other.


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