Essais sur la rationalité, les effets et l'efficacité des aides publiques à la R&D privée

par Benjamin Montmartin

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Nadine Massard.

Soutenue le 09-11-2012

à Saint Etienne , dans le cadre de École doctorale Sciences économiques et gestion (Lyon) .

Le président du jury était Stéphane Riou.

Le jury était composé de Philippe Aghion, Pierre Mohnen, Joaquim Oliveira-Martins, Gianmarco I. P Ottaviano.


  • Résumé

    La littérature économique défend l'existence d'aides publiques à la R&D privée du fait des nombreuses externalités et distorsions qui conduiraient les firmes à sous-investir en R&D. La multiplication de ces aides à différents échelons territoriaux et l'apparition d'éléments plus contrastés concernant leur justification soulignent un besoin accru d'analyse de ces politiques et de leurs conséquences territoriales. L'objet de cette thèse est d'apporter de nouveaux éléments concernant la rationalité, les effets et l'efficacité des aides financières à la R&D privée.Le premier chapitre propose une discussion de la rationalité des aides financières à la R&D à partir de la littérature sur la croissance endogène et ses raffinements incluant une dimension géographique. Le décalage entre les approchesthéoriques et les approches empiriques concernant les origines et l'ampleur du sous-investissement des firmes en R&D fait plutôt ressortir l'hypothèse d'un sous-investissement limité et spécifique.Les chapitres 2 et 3 fournissent des analyses théoriques des effets dynamiques et spatiaux d'une politique centralisée de subvention à la R&D. Les résultats montrent que cette politique renforce la croissance économique, réduit les inégalitésterritoriales et améliore le bien-être global. Les bienfaits de ce type de politique sont non seulement dépendants de l'hypothèse retenue concernant les rendements de la R&D mais surtout des options retenues concernant le financement et l'allocation géographique des subventions. Le chapitre 4 fournit une analyse empirique de la capacité des aides financièresà la R&D à stimuler l'investissement privé en R&D, à partir d'un panel de pays de l'OCDE. Les résultats indiquent une sensibilité plus forte des investissements privés en R&D aux aides indirectes (incitations fiscales) qu'aux aides directes (subventions) et suggèrent l'existence d'effets de substitution entre ces deux types d'aides.

  • Titre traduit

    Essays on the rationale, the effects and the effectiveness of public supports to business R&D


  • Résumé

    The economie literature largely defends the existence of financial supports to private R&D owing to the numerous externalities and distortions that lead firms to underinvest in R&D. The proliferation of these supports at different territorial levels and the recent emergence of more constrasting arguments concerning their rationale underline an increasing need for the analysis of these policies and the ir territorial impacts. The purpose of this PhD thesis is to provide new elements regarding the rationale, the effects and the effectiveness of financial supports to private R&D.The first chapter proposes a discussion on the ratio na le of financial supports to business R&D following the endogenous growth literature and its refinements including a geographical dimension. Divergences in the theoretical and empirical approaches concerning the origins and the magnitude of the private underinvestment in R&D eventually leads to the hypothesis of a limited and specifie private underinvestment in R&D.Chapters 2 and 3 provide theoretical analyses of the spatial and dynamics effects of a centralized subsidy policy for R&D. The results show that this policy strengthens economie growth, reduces territorial inequalities while improving the global welfare. The benefits of such policy are not only dependent on the chosen assumption about returns to R&D but more importantly on its design in terms of funding and geographical allocation of subsidies.Chapter 4 provides an empirical analysis of the capacity of financial supports to R&D to stimulate private investment in R&D from a panel of OECD countries.The results indicate a greater sensitivity of private investment in R&D to indirect supports (fiscal incentives) than to direct supports (grants and subsidies) and suggest the existence of substitution effects between these two forms of support.


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