La série des Distorsions de 1933 : Une parenthèse dans l’œuvre d’André Kertész ?

par Sandy Blin

Thèse de doctorat en Arts plastiques

Sous la direction de Jean-Pierre Mourey.

Le président du jury était Christian Genin.

Le jury était composé de Jean Arrouye, Michelle Debat, Danièle Méaux.


  • Résumé

    Moins connues que Chez Mondrian, ou d’autres tirages devenus célèbres, les Distorsions de 1933 peuvent apparaître comme une série d’importance mineure dans l’œuvre d’André Kertész. La série de photographies qui la composent, vaste par le nombre, donne à voir des déclinaisons de nu qui n’ont plus rien d’académique, dans le traitement qu’en donne le photographe. Les corps, déformés grâce à un miroir courbe, surprennent de par leur modernité et leur caractère d’étrangeté, au regard du reste de la production de l’auteur. Constitue-t-elle pour autant une « parenthèse » dans son œuvre ? Il convient pour y répondre de s’interroger sur le contexte d’apparition de ces photographies et les raisons de leur création. Pour ce faire, une évaluation des composantes plastiques de chacune des images s’avère incontournable, avant que d’établir des liens et correspondances avec d’autres œuvres du photographe. L’angle choisi, qui favorise le rapport direct aux images en les plaçant au centre de la recherche, s’intéresse à la mise en œuvre des Distorsions à l’aune de la commande qui en suscita l’objectivation, tout en dévoilant comment ce cadre spécifique fut outrepassé. Le dispositif complexe employé pour la prise de vue est alors questionné, dans l’intention de mesurer l’importance et le rôle du miroir dans le dévoiement de l’image. A ce moment sont abordées, par le biais d’analyses à la fois formelles et esthétiques, les diverses typologies de corps, et leur rapport à l’espace dans l’image. Ce qui aboutit enfin à une vision d’ensemble, permettant de replacer ce corpus dans l’œuvre entier de Kertész, et de dégager les parentés intentionnelles dans sa logique de création.

  • Titre traduit

    The series of Distorsions by 1933 : A parenthesis in the work of André Kertész ?


  • Résumé

    Less known than Chez Mondrian, or other famous prints, the Distortions of 1933 may appear as a series of minor importance in André Kertész’ work. The series of photographs, wide ranging in numbers, lets us see versions of nude, whose have nothing to do with academic, in the handling given by the photographer. Bodies, distorted by a curved mirror, surprising in their modernity and their strangeness, compared with the rest of the author production. Does it make up a "parenthesis" in his work? To respond to this question, we should wonder about the developing context of these photographs and also the reasons of their creation. An evaluation of visual aspects of each image is necessary, before establishing links and connections with other works made by the photographer. The angle chosen, which favors the direct images by placing them in the center of research focuses on the implementation of Distortions in the light of the order in which aroused objectification, while revealing how this specific framework was exceeded. The complex device used for the shooting is asked then, with the intention of measuring the importance and role of the mirror in the image’s corruption. At this time are addressed through analysis of both formal and aesthetic, the various types of bodies, and their relationship to space in the image. This leads finally to a vision, to put this body in the whole work of Kertész, and to identify the intentional similarities in his creation logic.

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