« He don’t belong », la communauté impossible : les paradoxes de l'écriture dans l'oeuvre théâtrale de Eugène O'Neill

par Gwenola Le Bastard

Thèse de doctorat en Études anglophones

Sous la direction de Benoît Tadié.

Soutenue le 08-12-2012

à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Arts, lettres, langues (Rennes) , en partenariat avec Université européenne de Bretagne (PRES) .

Le président du jury était Marie-Christine Lemardeley.

Le jury était composé de Robert M. Dowling, Anthony Larson.

Les rapporteurs étaient Marie-Christine Lemardeley, Élisabeth Angel-Perez.


  • Résumé

    L’oeuvre de Eugene O’Neill est souvent considérée de manière parcellaire : si la critique s’accorde sur la place canonique d’O’Neill dans le théâtre américain, c’est qu’elle choisit généralement d’occulter l’oeuvre de jeunesse. Cette thèse vise à reconstruire le lien entre les pièces et les différents contextes qui se succèdent au cours de sa carrière pour mettre en évidence une esthétique du paradoxe, nourrie par des aspirations communautaires insatisfaites. Il s’agit non pas de conclure à la supériorité de l’oeuvre tardive, mais de redonner sa place à l’oeuvre de jeunesse, comme la matrice de l’écriture. La quête d’un sentiment d’appartenance parcourt l’oeuvre dans laquelle s’exerce la tension entre scène d’avant-garde et scène commerciale, démarche individuelle et démarche collective. Le théâtre d’O’Neill est difficile à appréhender dans sa globalité tant les pièces sont irrégulières et hétérogènes. L’oeuvre est cependant tendue vers une même quête : la quête d’appartenance qui transparaît aussi bien dans le contexte de production que dans l’écriture des pièces. C’est en envisageant les pièces comme un ensemble unifié autour de la recherche impossible d’une communauté que se dessine une nouvelle lecture de l’oeuvre théâtrale : les paradoxes de l’écriture donnent à voir les capacités de l’oeuvre à produire sa propre ambiguïté et sa propre richesse

  • Titre traduit

    « He don’t belong », an impossible belonging : the paradox of writing in O’Neill’s drama


  • Résumé

    Eugene O’Neill’s drama is generally approached from heterogeneous perspectives: if there is a critical consensus concerning O’Neill’s canonical position in American theater, it is probably due to the critics’ tendency to neglect the early plays. This dissertation aims to reconstruct the link between the plays and the shifting contexts in which they were elaborated in order to highlight O’Neill’s aesthetics of contradiction fueled by an unsatisfied quest for belonging. Instead of positing that O’Neill’s achievement lies in the late plays, this study aims at evaluating the early plays, as they constitute the matrix of his writing. The quest for belonging runs through O’Neill’s plays, which also show a constant tension between avant-garde and commercial stage, individual and collective behavior. O’Neill’s plays are difficult to apprehend, as they are extremely heterogeneous. But as a whole, they appear directed, however, toward one single pursuit: the quest for belonging which characterizes the context of production as much as the writing. By considering the plays as a whole, unified by the impossible quest for a community, one may attempt a new approach to O’Neill’s works, as the contradictions inherent in the writing show how O’Neill’s body of work produces its own ambiguity and interest

Accéder en ligne

Par respect de la propriété intellectuelle des ayants droit, certains éléments de cette thèse ont été retirés.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Rennes 2 - Bibliothèque en ligne. Service commun de la documentation. Bibliothèque de ressources électroniques en ligne.
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.