Photographier la peinture : de la photographie document de l’oeuvre à la photographie de notation

par Miguel-Angel Molina Martinez

Thèse de doctorat en Arts plastiques

Sous la direction de Ivan Toulouse.

Soutenue le 17-11-2012

à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Arts, lettres, langues (Rennes) , en partenariat avec Université européenne de Bretagne (PRES) .

Le président du jury était Jean-François Robic.

Le jury était composé de Sandrine Ferret, Pierre Baumann.

Les rapporteurs étaient Jean-François Robic, Gisèle Grammare.


  • Résumé

    Les taches de couleur au sol ont toujours existé dans l’atelier. Je ne sais comment, subitement, un jour, je lesai vues, non pas comme une saleté «pittoresque», mais comme de la peinture, une peinture sur le sol, desprolongations du tableau en dehors de ses limites. J’ai photographié ces taches de peinture comme d’autresphénomènes périphériques au tableau. La pratique photographique à l’atelier a généré des documents quiincarnaient un regard sur la peinture en train de se faire. Je pense aujourd’hui que cette activité photographiquea largement contribué à une prise de conscience de mon travail en peinture et de ce qu’il est devenu par lasuite. L’enregistrement photographique des oeuvres fait partie de ce que l’on pourrait appeler la production dedocuments pour l’archive. Ces images sont destinées à la préservation d’une mémoire, à la création de dossiersou bien à l’illustration de sites Internet ou de publications.J’ai constaté chez d’autres peintres de ma génération, que le passage au numérique a non seulement développéle travailde postproduction directement lié à l’enregistrement des oeuvres -le plus souvent assumé par l’artistelui-même-, mais qu’il a aussi facilité une activité photographique parallèle que certains artistes assimilent à dela notation ou du croquis. Photographier son propre travail implique de donner à voir, en même temps queles oeuvres, le regard que nous portons sur elles. Mais la plupart du temps, ces images sont des documents.Le devenir-oeuvre de l’archive tient à une opération par laquelle, d’après Olivier Corpet, l’archive évite à l’oeuvrede se renfermer sur elle-même, de se dégrader, voire de se perdre: l’archive peut alors lui sauver la mise, laremettre en mouvement

  • Titre traduit

    Photographing painting : from photography documenting artworts to photography as note


  • Résumé

    Stains of color on the floor have always existed in the studio. I do not know how, suddenly, one day, I saw them, not as“picturesque” mess but as painting; a painting on the floor; extensions of the painting beyond its edges. I photographedthese paint stains like other phenomena peripheral to the painting. Photographic practice in the studio generateddocuments that incarnated a way of looking at the painting being made. Today, I think that this photographicactivity greatly contributed to an emerging awareness of my work in painting and what it became thereafter.Recording artworks in photographs is part of what we could call the production of documents for archives.These images are destined to preserve a memory, create files or illustrate websites or publications.I have observed among other painters of my generation that the change to digital not only developed postproductionwork directly linked to recording artworks – most often done by the artist him/herself – but alsofacilitated a parallel photographic activity that certain artists see as similar to note taking or sketching.Photographing one’s own work involves showing both the artwork and the way we look at it. But most often,these images are documents. The archival image becomes artwork in an operation by which, according to OlivierCorpet, the archive prevents the artwork closing in on itself, from degrading itself, or even becoming lost:the archive can thus save it and put it back in motion

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