L'objet dickensien, entre profusion et vide : étude de l'objet dans David Copperfield, Bleak House et Great Expectations

par Anne-Gaëlle Fayemi-Wiesebron (Fayemi)

Thèse de doctorat en Littérature anglaise

Sous la direction de Sophie Marret.

Soutenue le 19-10-2012

à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Arts, lettres, langues (Rennes) , en partenariat avec Université européenne de Bretagne (PRES) .

Le président du jury était Laurent Bury.

Les rapporteurs étaient Annie Ramel, Jean-Pierre Juhel.


  • Résumé

    Pris dans les rouages de la révolution industrielle, l'objet dickensien est synonyme d'abondance. Cette profusion d'objets – qu'ils soient concrets ou diégétiques – permet au texte ses plus beaux excès et se prête à merveille au jeu de la collection et des listes, chères à Dickens. Les objets brillent de possibilités inouïes, bousculent l'ordre préétabli et en viennent à supplanter les personnages, souvent relégués au second plan. Le récit, réaliste, est incrusté de surnaturel et fait aussi bien allégeance à l'excès qu'à l'ordre qui en découlera. Les deux extrêmes oeuvrent donc à la réconciliation quand sonne le glas de la suprématie de l'objet et que s'opère la transition de l'euphorie du conte au fantastique dysphorique. Le texte normalise donc son rapport à l'objet et se déleste d'un trop-plein subversif. Pris dans la vague diluvienne balayant sur son passage cette surabondance trop peu conventionnelle, l'objet se délite. Ce travail se propose donc, au travers de trois romans de l’oeuvre dickensienne, d’étudier le passage subtil de l’abondance d’objets à la sublimation du vide

  • Titre traduit

    The Dickensian object, from profusion to void : Analysis of the objet in David Copperfield, Bleak House and Great Expectations


  • Résumé

    Caught in the machinery of the Industrial Revolution, the Dickensian object is synonymous of abundance. This profusion of objects – be they tangible or diegetic – allows the text to give way to all excess, and lends itself to the play of collection and lists, both dearly appreciated by Dickens. The objects blaze with unthought-of possibilities, disrupt the pre-established order, and come to supersede the characters, themselves often relegated in the background. The narration, albeit realist, isinlaid with supernatural interpolations, thus making an oath of allegiance either to excess and order, the second deriving from the first. Both these extremes work towards reconciliation as tolls the bell of the object's pre-eminence, and as a transition takes place from the fairy-tale euphoria to the fantastic dysphoria. Therefore, the text brings its relation to the object back to normal and relieves itself from the weight of a subversive overflow. Enmeshed in the diluvian wave which sweeps aside this unconventional overabundance, the object disintegrates. This work on three Dickensian novels thus offers to study the subtle transition from the abundance of objects to the sublimation of the void


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