Des couronnes végétales en Grèce ancienne : entre matière et imaginaire

par Rachel Touzé

Thèse de doctorat en Histoire ancienne

Sous la direction de Pierre Brulé.

Soutenue le 08-06-2012

à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Sciences humaines et sociales (Rennes) , en partenariat avec Université européenne de Bretagne (PRES) .

Le président du jury était Vinciane Pirenne - Delforge.

Les rapporteurs étaient Adeline Grand-Clément, Claudine Leduc.


  • Résumé

    La littérature grecque permet de dénombrer une petite centaine de plantes utilisées dans l'Antiquité pour la confection de couronnes. Quelques unes de ces plantes nourrissent avec les puissances divines des relations privilégiées : le lierre, le laurier, le myrte, le chêne, l'olivier, l'oléastre entrent en résonnance avec Dionysos, Apollon, Aphrodite, Zeus, Athéna ou Héraclès. Comment s'opèrent ces rencontres entre matière et imaginaire ? De quelles façons la phusis de ces végétaux intervientelle dans ce jeu dialectique où l'imaginaire se nourrit de perceptions sensibles, où les perceptions sensibles sont elles-mêmes biaisées par l'imaginaire ? Les littératures botanique et médicale, riches d'informations sur les qualités des végétaux, nous permettent parfois d'atteindre ces particularités qui autorisent la mise en congruence d'une plante et d'un dieu. Ces quelques plantes, ne représentent pas, loin de là, toutes les plantes à couronnes utilisées. La violette, la rose, la jacinthe, l'asphodèle, le gattilier, le pin ou le céleri et bien d'autres encore, suggèrent tout un monde d'odeurs, de couleurset de symboles dont les sources littéraires et techniques nous laissent percevoir quelques bribes. Quelles que soient la quantité et la qualité des informations dont nous disposons pour chacun de ces végétaux, les sources montrent combien les stéphanomata font partie du quotidien des anciens Grecs. Les couronnes végétales marquent les moments de joie, de plaisir et de bonheur, elles distinguent les vainqueurs de nombreux concours et l'homme vertueux. Portées ou offertes, elles marquent ce moment de recueillement où l'être humain tente d'obtenir la faveur ou la protection des dieux, cet instant où il rend hommage au parent défunt

  • Titre traduit

    Coronary plants in Ancient Greece : matter and imaginary


  • Résumé

    About a hundred plants used in Antiquity for the making of wreaths are mentioned in greek literature. Some of these plants are linked to the gods through specific relationships : ivy, laurel, myrtle, oak, olive and oleaster are connected with Dionysos, Apollo, Aphrodite, Zeus, Athena and Heracles. How do these material and imaginary worlds meet? In which ways does the phusis of these plants come into play in the dialectic process where the imaginary world is nurtured by sense perception, and where sense perceptions are themselves informed by the imaginary world ? Through Botanical and medical literature -both very informative on the qualities of the plants- we sometimes identify these peculiarities that allow us to establish the congruency between a plant and a god. These few plants are not, by far, all the plants used for the making of wreaths. The violet, the rose, the hyacinth, the asphodel, the chaste-tree, the pine, the celery and lots of other plants suggest a world made of odours, colours and symbols, from which we only perceive a few fragments through the literary and botanical sources. No matter the quality and the amount of information available to us for each of these plants, evidentiary sources show us how much the stéphanomata were part of the ancient's Greeks daily life. Wreaths made of plants mark moments of joy, pleasure, happiness, they single out the winners of numerous games and the virtuous men. Worn or offered,they characterize this contemplative moment when human being seeks the favor or the protection of the gods, as well as this instant when he pays homage to a departed parent

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