Etude de la virulence des souches hypermutatrices de salmonella heidelberg

par Hervé Le Bars

Thèse de doctorat en Biologie et sciences de la santé

Sous la direction de Latifa Bousarghin.

Soutenue en 2012

à Rennes 1 .


  • Résumé

    L’intérêt pour les souches hypermutatrices n’a cessé de croître depuis que des études ont mis en évidence leur forte prévalence parmi les isolats cliniques de Salmonella, d’Escherichia coli responsables d’infections urinaires et parmi les souches colonisant l’arbre respiratoire des patients atteints de mucovisidose Les nombreuses études réalisées n’expliquent toutefois que partiellement la virulence de ces souches. Dans l’objectif de mieux caractériser le pouvoir infectieux des souches hypermutatrices, nous avons étudié les propriétés des souches hypermutatrices de Salmonella Heidelberg dans des modèles de travail inspirés de la pathogénie des infections à Salmonella d’une part (adhérence, mobilité, survie dans les cellules phagocytaires, cytotoxicité), et des résultats d’études précédentes sur des souches hypermutatrices isolées en bactériologie clinique d’autre part (adaptation à un changement de source carbonée). Cette étude a été complétée par une étude génotypique avec le séquençage du génome de la souche hypermutatrice B182 de Salmonella Heidelberg isolée à partir de fèces d’un bovin qui est divisé en 2 réplicons, le chromosome (4750,5 kb, GC%=52,2%) et un plasmide (37,58 kb, GC%=42,8%). L’association d’une mutation non-sens dans le gène codant le facteur sigma de la réponse généralisée au stress RpoS au phénotype hypermutateur a été relevée dans la souche B182. Cette observation et la mise en évidence de la capacité d’adaptation plus rapide des souches hypermutatrices à un changement de source carbonée sont deux arguments confortant le dogme de la sélection des clones hypermutateurs en conditions stressantes.

  • Titre traduit

    Virulence of Salmonella enterica serovar Heidelberg strains with a strong mutator phenotype


  • Résumé

    Interest in strong mutator strains has grown steadily since studies have shown their high prevalence among clinical isolates of Salmonella, Escherichia coli and strains colonizing the respiratory tract of patients with cystic fibrosis. Despite numerous studies, the virulence of these strains is still not well understood. In order to better characterize the virulence of these strains, we studied the properties of strong mutator strains of Salmonella Heidelberg in models inspired from the pathogenesis of Salmonella infections on the one hand (adhesion, motility, survival in phagocytic cells, cytotoxicity), and from the results of previous studies on strong mutator strains isolated in clinical bacteriology (adaptation to a change in carbon source). This study was completed by a genotypic study of the genome of the strong mutator strain B182 of Salmonella Heidelberg isolated from feces of cattle. Its genome is divided into two replicons, the chromosome (4750. 5 kb, GC = 52% 2%) and a plasmid (37. 58 kb, GC% = 42. 8%). The combination of a nonsense mutation in the gene encoding the sigma factor of the generalized response to stress RpoS and the strong mutator phenotype was observed in strain B182. This observation and the demonstration of the ability of strong mutator strains to adapt more quickly when facing a change in carbon source are two arguments confirming the dogma of the selection of strong mutators in stressful conditions.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (127 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 113-123.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Rennes I. Service commun de la documentation. Section santé.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 371050/2012/106/D
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