Exposition aux moisissures en environnement intérieur : méthodes de mesure et impacts sur la santé

par Delphine Méheust

Thèse de doctorat en Biologie et sciences de la santé

Sous la direction de Jean-Pierre Gangneux.

Soutenue en 2012

à Rennes 1 .


  • Résumé

    Les moisissures sont des micro-organismes présents dans tous les environnements intérieurs. Les effets sur la santé associés à ces champignons microscopiques sont multiples : irritations, réactions immunoallergiques, infections et effets toxiques. Selon le niveau d’exposition et la vulnérabilité des populations, les moisissures peuvent représenter des risques plus ou moins importants pour la santé publique. Les logements humides et moisis ont par exemple été associés à des maladies chroniques respiratoires telles que l’asthme et les rhinites allergiques. Cependant, le manque d’outils valides permettant d’évaluer quantitativement l’exposition fongique environnementale constitue une des principales difficultés pour mieux appréhender le rôle des particules et des composés fongiques sur la santé humaine. Lors de ce travail de thèse, diverses techniques d’échantillonnage et méthodes d’analyses ont été évaluées afin de mesurer la contamination fongique de l’air, des surfaces et des poussières. Un indice moléculaire basé sur la technique de PCR quantitative a notamment été testé et comparé à d’autres approches pour mesurer l’exposition fongique dans des logements. Après analyse des poussières domestiques collectées au sol, cet indice a permis de discriminer les habitats avec ou sans moisissures visibles. La quantification de groupes fongiques par PCR quantitative s’avère une technique prometteuse pour la mesure de l’exposition aux moisissures dans les environnements intérieurs. Outre le développement et la validation d’outils de mesure, une démarche globale de prévention du risque fongique semble nécessaire, particulièrement chez les populations vulnérables.

  • Titre traduit

    Mold exposure in indoor environments : measurement methods and health effects


  • Résumé

    Molds are common contaminants in indoor environments. Health effects associated with these microscopic fungi are multiple, including irritations, allergic reactions, infections and toxicity. Depending on the exposure level and the vulnerability of the populations, fungi may represent different public health risks. For example, damp and moldy dwellings are associated with chronic, respiratory diseases such as asthma and allergic rhinitis. However, the lack of valid tools for accurately measuring the environmental fungal exposure is one of the main challenges to better understanding the role of fungal products and particles in human health. In this thesis, diverse sampling techniques and analytical methods were evaluated for measuring the fungal contamination in the air, on surfaces and in settled dust. A quantitative PCR-based index was notably tested and compared with other approaches to assess fungal exposure in dwellings. By collecting and analyzing settled floor dust, this index successfully distinguished between contaminated and non-contaminated homes in Brittany, France. Quantitative PCR and this index are promising techniques for fungal exposure assessment in indoor environments. Further validation of these methods may lead to disease prevention approaches, particularly for vulnerable populations.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (175 f.-[3] f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 153-165. Lexique.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Rennes I. Service commun de la documentation. Section santé.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 370050/2012/8/D
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