Judaïsme et christianisme chez Kant : Du respect de la loi à son accomplissement dans l’amour

par Florence Salvetti

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Jérôme de Gramont et de Jean-Louis Vieillard-Baron.

Le président du jury était Mai Lequan.

Le jury était composé de Jérôme de Gramont, Jean-Louis Vieillard-Baron.

Les rapporteurs étaient Mai Lequan, Philippe Capelle-Dumont.


  • Résumé

    Cette thèse de doctorat se propose de reprendre l'ensemble de la philosophie pratique de Kant en aval, c'est-à-dire à partir de l'ouvrage chronologiquement tardif dans le corpus kantien, La Religion dans les limites de la simple raison (1793), dont la Première partie assigne à la volonté un défi : le « mal radical ». Le « mal radical » n'est pas le mal absolu ou diabolique, mais il consiste en une inversion (Verkehrtheit) de l'ordre des principes au sein du vouloir, et ne peut être déraciné que par l'entière conversion du cœur. Avec le mal s'ouvre l'antinomie du judaïsme, considéré par le philosophe comme le contre-modèle de la foi par excellence, et du christianisme, criterium unique et anhistorique de la religion, seul à même de résoudre le problème de l'homme nouveau. Si, selon Kant, le judaïsme est nouménalement nul parce qu'incapable de véhiculer le contenu de la religion rationnelle, le philosophe, qui considère l'interdit biblique de l'idolâtrie comme « le commandement le plus sublime du Livre de loi des Juifs », lui reconnaît néanmoins le mérite de mettre l'accent sur le respect. Le christianisme, quant à lui, met l'accent sur l'amour, dont Kant retient la signification pratique, à savoir qu'il est l'état de perfection de l'intention vers lequel nous devons tendre

  • Titre traduit

    Judaism and Christianity in Kant : From compliance to fulfillment in love


  • Résumé

    This doctoral thesis suggests taking back the whole of Kant's practical philosophy downstream, i.e. from the chronologically late work in the Kantian corpus, The Religion within the limits of the simple reason (1793), the first part of which assigns to the will a challenge: “radical evil”. “Radical evil” is neither the absolute nor devilish evil, but it consists of an inversion (Verkehrtheit) of the order of the principles within the will, and can only be eradicated by the utter conversion of the heart. With the evil opens the antinomie of the Judaism which the philosopher considers as the paramount counter-model of the faith, and the Christianity, held to be the one and only unhistorical criterium of the religion the only to solve the problem of the new man. If, according to Kant, the Judaism is noumenally invalid because it is not able to convey the contents of the rational religion, the philosopher, who considers the biblical prohibition of the idolization as “the most sublime command of the Book of law of the Jews”, grants it nevertheless the merit of emphasizing respect. Christianity, as for him, emphasizes love, which, in practical meaning that Kant retains, is the state of perfection of the intention towards which we have to aim

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