L’écriture de la rencontre Afrique-Occident. Les espaces de l’intersubjectivité et le problème de la traduction dans le roman

par Jean-Stanislas Wamba

Thèse de doctorat en Langue et Littérature Françaises

Sous la direction de Papa Samba Diop.

Soutenue le 07-11-2012

à Paris Est , dans le cadre de Ecole doctorale Cultures et Sociétés (Créteil) , en partenariat avec Lettres, Idées, Savoirs (Créteil) (laboratoire) .

Le président du jury était Rémi Astruc.

Le jury était composé de Papa Samba Diop.

Les rapporteurs étaient Sylvie Chalaye.


  • Résumé

    Cette thèse s’inscrit dans le cadre des études postcoloniales. En effet, si traditionnellement les idéologies des hiérarchies font des oppositions binaires centre/périphérie, oppresseur/oppressé, colonisateur/colonisé, l’expression de la rencontre Afrique/Occident, les tentatives de conciliation des vues, le dépassement des antagonismes, la relecture de l’hypothèse des cultures en conflit et des identités pures demeurent des axes de réflexion propres à l’ère postcoloniale. Ces nouveaux centres d’intérêt dépassent largement les discours hégémoniques du contexte contraignant des pratiques coloniales et fondement de la rencontre Afrique/Occident.Cependant, des questions demeurent. En effet, si dans les sociétés postcoloniales, ce qui est premier et opératoire n’est ni Moi ni l’Autre, mais ce qu’il y a entre nous, comment la relation à soi passe par un processus ambivalent où autrui constitue un environnement nécessaire à l’éclosion de ma subjectivité ? Comment, le sujet postcolonial considère-t-il l’Autre, celui qu’il rencontre, découvre et s’imprègne de l’altérité ? Comment le regard sur cet Autre évolue, s’adapte-t-il ? Dans quelle mesure la notion même d’identité pure peut-elle être remise en question ?Dans cette thèse, à partir des théories postcoloniales, le thème de la rencontre Afrique-Occident réexaminé à partir des romans Un Nègre à Paris de Dadié, Les Soleils des Indépendances de Kourouma, L'Aventure ambiguë de Kane et Elonga de Rawiri Ntyugwetondo donne l’opportunité de réévaluer le trope de l’altérité radicale et, de façon sous-jacente, l’hypothèse des cultures en conflit souvent considérée comme l’axe déterminant dans le rapport qui lie l’Afrique à l’Occident. Le travail consiste à montrer que cet axe de lecture, s’il paraît à première vue manifeste, détourne l’attention des liens interdépendants et complexes qui confèrent aux protagonistes des identités hybrides, instables; parce qu’évoluant dans des espaces interstitiels, les ruptures des frontières, qui les contraignant à terme à la quête d’un compromis, à la négociation des différences culturelles.La rencontre est aussi celle des univers linguistiques. En filigrane, le problème de la traduction qui est posé. La thèse discute l’esthétique qui émerge de la confrontation symboliques des langues dans le « Third Space » ; elle montre comment le divers refaçonne la langue d'écriture et lui propose d'autres aventures, une troisième voie-voix permettant de négocier les différences culturelles

  • Titre traduit

    THE WRITING OF THE MEETING AFRICA, EUROPE : SPACES OF THE INTERSUBJECTIVITY IN THE NOVEL


  • Résumé

    Pas de résumé anglais


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