Les représentations de la sauvagerie dans le rock'n'roll américain des années 1950, entre mythes et réalités

par Guillaume Gilles

Thèse de doctorat en Arts

Sous la direction de Martin Laliberté.

Le président du jury était Geneviève Mathon.

Le jury était composé de Martin Laliberté, Frédéric Saffar.

Les rapporteurs étaient Catherine Rudent, Laurent Pottier.


  • Résumé

    Cette thèse analyse le mythe de la sauvagerie tel qu’il a pu se représenter dans le rock’n’rollen Amérique du Nord au cours des années 1950. Nous identifions la rébellion adolescentecomme un fait social ayant suscité une représentation moderne de la sauvagerie, par denouveaux idéaux en confrontation avec ceux du monde des adultes. Nous décryptons ensuiteles raisons pour lesquelles le rock’n’roll est apparu comme un genre musical porteur de cettesauvagerie dans la musique d’Elvis Presley. L’analyse comparée de deux versions de HoundDog, celle de « Big Mama » Thornton, avec sa musicalité typiquement rhythm’n’blues, et lacréation rock’n’roll d’Elvis Presley, nous permet de mettre en relief les innovations musicalesdu rock’n’roll et leurs représentations sauvages : la naissance du style d’Elvis, rationalisable àtravers l’idée de cross-pollination, puis la cristallisation d’un style sauvage, qui révèle uncertain nombre d’innovations à partir de la condensation d’éléments musicaux issus desmusiques les plus rejetées des États-Unis. Nous expliquons finalement par la musiquecomment la sauvagerie a pu devenir une réalité tangible du rock’n’roll en tant que dynamiquede création, comme l’expression musicale d’un « excès mesuré ». Nous confrontons cesreprésentations de la sauvagerie à la musique de Jerry Lee Lewis, de Little Richard et de LinkWray. Ce travail musicologique éclaire les innovations de leur style personnel, dans la réalitéobjective de leurs singularités musicales, pour mieux rendre à la « chose sauvage » toute sonimportance dans la dynamique de création du genre musical

  • Titre traduit

    Portraying the wild side in American nineteen fifties rock ’n’ roll, between myths and realities


  • Résumé

    This dissertation analizes the myth of the wild side such as it has been represented in theAmerican fifties through rock ’n’ roll. Teen rebellion is seen as a social fact which stirred up anew representation of the modern wild side, through ideals confronted to the adult world andits own ideals. Then we try to find the reasons why rock ’n’ roll, and more specifically ElvisPresley’s music, appeared as a musical genre which embodied and purveyed that wild side.Analysing two different versions of Hound Dog – the typically African American version of« Big Mama » Thornton and Elvis Presley’s rock ’n’ roll creation – allows us to underline theinnovations brought by rock ’n’ roll and the representations of wilderness : the birth of ElvisPresley’s style, which we can reason through the idea of cross-pollination, then thecrystallisation of a typically wild style that reveals various innovations through thecondensation of various musical elements coming from the most rejected musics in the UnitedStates. Then we explain through music itself how the wild side became a tangible reality inrock ’n’ roll, a creative dynamic and the expression of a « moderate excess ». Finally, weconfront those representations of the wild thing to the music played by Jerry Lee Lewis, LittleRichard and Link Wray. Musicology sheds light on the innovations contained in their ownpersonal styles and the reality of their musical particularities thus allowing us to show thewild side as a crucial thing in the creation of rock ’n’ roll

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse ?