Aspect des échanges franco-coréens : la réception de la littérature romantique et les traductions du "Rouge et le Noir"

par Mi-Hwa Chu

Thèse de doctorat en Langue et Littérature Françaises

Sous la direction de Francis Claudon.

Soutenue le 21-12-2012

à Paris Est , dans le cadre de Ecole doctorale Cultures et Sociétés (Créteil ; 2010-2015) , en partenariat avec Lettres, Idées, Savoirs (Créteil) (laboratoire) et de Lettres, Idées, Savoir (laboratoire) .

Le président du jury était Thanh-Vân Ton-That.

Le jury était composé de Francis Claudon, Evelyne Cherel-Riquier.

Les rapporteurs étaient Robert Smadja, Andrée Mansau, Philippe Godoy.


  • Résumé

    Le présent travail intitulé «Aspect des échanges franco – coréens : la réception de la littérature romantique et les traductions du Rouge et le Noir » témoigne de l’existence d’ un réel échange culturel entre Coréens et Français ; il veut rapprocher la culture, la littérature des deux pays autour de quelques traductions. Le but est ici de démontrer les divergences de sens entre littérature romantique française et coréenne.Le romantisme coréen commence avec un siècle de retard sur le romantisme français ce qui explique des différences importantes avec le romantisme français. D’après nos recherches, nous voyons que les déterminants et les effets du romantisme coréen sont différents de ceux du romantisme français. D’ailleurs, le romantisme est introduit en Corée sous l’occupation japonaise, son contenu dépendait donc d’interprétations japonaises préexistantes et ne pouvait pas avoir le même aspect qu’en France.Ainsi, les fondements du romantisme coréen ne correspondent pas à un rejet du style classique comme ce fut le cas en France. Néanmoins, les Coréens ont adapté ce mouvement littéraire à leur manière surtout quant à la psychologie et aux procédés d’écriture. Il ne s’agissait donc pas d’une création pure et simple mais plutôt d’un processus de réception, d’adaptation et de réutilisation d’un mouvement littéraire étranger : le romantisme français.La Corée, se situant, géographiquement et culturellement aussi bien que linguistiquement, aux antipodes de la France, la traduction d’oeuvres françaises en langue coréenne, et vice versa, pose probablement beaucoup plus de problèmes que la traduction d’oeuvres françaises en toute autre langue occidentale, a fortiori quand il s’agit de la traduction d’oeuvres coréenne en une autre langue extrême-orientale. La traduction des oeuvres romantiques françaises a connu une difficulté supplémentaire à cause des retraductions multiples imposées aux livres avant qu’ils parviennent aux lecteurs coréens sous l’occupation japonaise. Nous constatons que même les traductions directes du français en coréen ne réussissent pas toujours à rendre correctement la signification du discours littéraire. Ainsi, certains choix du traducteur ne changent pas le sens de la phrase mais ils annulent un effet stylistique important voulu par l’auteur français.Précisément, un lecteur coréen qui lit Stendhal en coréen ne comprend pas du tout le vrai Stendhal, celui du lecteur français. C’est particulièrement exact pour Le Rouge et le Noir. En effet, c’est bien connu, hors de France, la littérature française subit le prisme de la différence culturelle qui affecte le lecteur et de la traduction en cascade


  • Résumé

    Pas de résumé anglais


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