L'obligation de dialogue et de rebéllion dans l'Islam : une contribution à la théorie générale de la résolution des conflits

par Racha El Omeyri

Thèse de doctorat en Science politique

Sous la direction de Sélim el Sayegh.

Le président du jury était Michèle Guillaume-Hofnung.

Le jury était composé de Sélim el Sayegh, Jean-Marie Demaldent, Saoud El Mawla, Rachid El-Houdaïgui.

Les rapporteurs étaient Jean-Marie Demaldent, Saoud El Mawla.


  • Résumé

    Depuis deux décennies, le monde musulman, dans ses deux volets arabe et asiatique, regorge d’exemples sur la violence organisée, de la prise du pouvoir des talibans en Afghanistan, en passant par la guerre en Irak, et en atterrissant dans le berceau du Printemps arabe. Ce dernier ayant touché de nombreuses dictatures arabes dans lesquelles le dialogue s’est vu écarté de l’espace politique arabe, de par la violence et la répression sanglante des mouvements de contestation populaires contre les régimes autoritaires en place depuis des décennies. Cette vague révolutionnaire fait appel à l'urgence du "dialogue" qui s'avère une obligation générale dans le système musulman en cas de rébellion, une telle expression peut paraître inappropriée à l'Islam souvent perçu comme étant une religion de violence et de contrainte. Or, dans l’ordre international comme interne prévu par le droit musulman, il y a une concomitance de la violence et du dialogue, une coexistence de la norme et de son exception interprétée selon la nécessité, la question centrale qui se pose est celle de savoir si le dialogue, comme un instrument de règlement pacifique des différends reste alors d'actualité dans le cas de rébellion dans les sociétés arabo-musulmane. Cette thèse essaie de répondre, en premier lieu, à la question suivante pourquoi et comment le système musulman maintient-il l'obligation générale du dialogue, en tant que régime de la paix, même en cas de rébellion ou conflits armés internes dans l’Islam ? Ensuite, elle examine la résistance du régime de la paix à l'éventuel recours à la force.

  • Titre traduit

    The obligation to dialogue and rebellion in islamic legal discourses : a contribution to conflict resolution theory


  • Résumé

    Over the last two decades, the Muslim world, in his Arabic and Asian components has been witnessing organized violence, ever since the Taliban ruled Afghanistan, followed by the Iraq War, until the Arab Spring arrived in Tunisia, Egypt and Libya, where dialogue has been practically non-existent with the authoritarian regime who could only respond to the protests with bloody repression.This revolutionary wave of demonstrations calls for an urgent need for "dialogue", which will result in a general obligation in the Muslim system in cases of rebellion, such an expression may seem inappropriate to Islam which is often perceived as a religion of violence and coercion.However, there is a concomitance between the violence and the dialogue, and a coexistence of the rule with its exception, under the plea of necessity as per the existing norms in domestic and international Islamic law.The central question that arises is whether the dialogue, as an instrument of peaceful settlement of disputes, remains relevant in cases of rebellion and domestic armed conflicts in the Arab-Muslim societies.This thesis attempts to answer, first, to the following question: why and how does the Muslim system maintain the general obligation of dialogue, as a regime of peace, even in cases of rebellion or domestic armed conflicts in Islam. Then, it examines the resistance of the regime of peace to the eventual use-of-force.


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