L' objet livre ou la naissance d’un nouveau territoire dans le champs éditorial

par Nadia Seffouh

Thèse de doctorat en Philosophie, esthétique

Sous la direction de Marc Perelman.


  • Résumé

    Dans le cadre de ce travail, je me penche sur des productions etranges et incongrues dans, le paysage editorial de notre societe, Á savoir des objets livres concus Á partir de supports et materiaux tres divers (plomb, acier, plexiglas, verre, etc. ) j’apprehende la maniere dont tous ces materiaux et techniques viennent s’agencer autour du texte - poetique - et organiser sa mise en espace ou « mise en corps ». Les objets livres qui naissent attestent d’un dialogue profond et intime : le texte se plie parfois Á l’objet mais la reciproque est vraie; litterature et esthetique oeuvrent de concert. Ces livres se donnent Á voir, Á lire et Á penser; ils suscitent par leur rigueur quasi conceptuelle des interrogations philosophiques et des meditations esthetiques que je tenterai de cerner. Pour moi, la notion de livre objet, de « livre sculpture », est interessante car elle interroge le livre dans sa forme traditionnelle d’assemblage de cahiers cousus ou colles, composes de feuilles. Il y a une mise en espace qui fait que la definition meme de livre ne va plus de soi. Elle interroge aussi l’ecriture dans son statut, tant il est vrai que dans un objet livre, le texte est parfois amene Á disparaitre, etant litteralement « implique », au sens latin d’ « enveloppe » dans l’objet. Dans quelle mesure le texte est-il capable de survivre Á l’environnement plastique qui lui est offert? y a-t-il deperdition ou surcroit de sens ? par ailleurs l’objet livre remet en cause notre mode de lecture. Il ne se lit pas de facon lineaire mais de maniere spatiale et dynamique. Sa consommation se fait par le regard et le toucher ; le corps a une grande place dans son apprehension. L’objet livre provoque une perte des reperes, il cree une sorte d’ebranlement des sens qu’il s’agira de comprendre. C’est aussi le paradoxe d’un objet aux formes et lignes arretees, mais qui deploie de maniere infinie son univers onirique. L’espace du livre comme lieu de la dilatation. Peut-on encore parler de livre ? de livre «Á la limite » peut-etre. Quoiqu’il en soit, il recele et celebre une enigme qu’il s’agit de dechiffrer.

  • Titre traduit

    The book object or the birth of a new territory inthe publishing field


  • Résumé

    In the framework of this work, i shall bend over strange and i improper productions in the editorial landscape of our society, namely book objects conceived from supports and very diverse materials (lead, steel, plexiglas, glass). I shall examine the way all these materials and techniques come and put themselves together around the text - always poetic - and organize their performance in space or how they are in a `way "set in body ". Books objects which are born give evidence of a deep and intimate dialogue : the text sometimes complies vvit h the object but the reverse is true ; literature and aesthetics work together. These books show themselves, to be readable and thinkable ; they arouse, by their almost abstract rigour, philosophic questionings and aesthetic meditations which i shall try to encircle. For me, the notion of book-object or "book sculpture " is a interesting because it questions the book in its traditional shape of assembly of pages sewn or stuck, consisted of sheets. There is a performance in space which makes that the definition of book is not obvious more. It also questions the writing- in its status, so much it is true that in a book object, the text is sometimes brought to disappear, being literally "implied ", the word implied being taken in its latin acception, meaning "envelopped" within the object. In vvhat measure is the text able to subvive to the plastic a environment which is offered to him? is there decrease or increasing of sense ? besides the book object questions our sway of reading. One doesn't read it in a linear way but in a spatial and dynamic way. Its consumption is made by the glance and the touch, the body has a big place its apprehension. The book-object provokes indeed a loss of marks, it creates a kind of shaking of the senses which demand to be understood. It is also the paradox of an object vvhich forms and lines are settled(fixed), but that spreads, displays its dreamlike universe in a infinite way. The space of the book as the place of the dilation. Can vve still speak about book? of book "to the limit" maybe. Whatever it might be, it conceals and celebrates an enigma vvhich i vvill try to decipher.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (317 f.)
  • Annexes : Bibliogr. p.299-311

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  • Bibliothèque : Université Paris Nanterre. Service commun de la documentation.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : T12 PA10-076
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